Blaney veut fermer la frontière aux immigrants illégaux

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Une famille de migrants, avec un bébé de quelques semaines, traverse la frontière illegalement à Hemmingford, en Montérégie.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Le Canada doit agir sans tarder pour fermer sa frontière aux immigrants illégaux, selon le député et candidat à la direction du Parti conservateur Steven Blaney.

«J'en appelle à des actions immédiates, compte tenu de l'évolution de la situation, a-t-il déclaré en conférence de presse à Montréal, mardi. On assiste à une perméabilité à nos frontières qui pose un enjeu pour la sécurité des citoyens canadiens, mais également au niveau de l'intégrité de notre système d'immigration.»

Le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis a suggéré une série de mesures pour freiner l'immigration illégale, qui a connu une forte hausse depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis.

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Steven Blaney

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«Il est important de s'assurer qu'on est capable de garder la frontière étanche autant au niveau des postes frontaliers qu'au niveau de la ligne frontalière», a-t-il précisé.

M. Blaney a soutenu qu'il y avait eu une multiplication par dix, entre 2012 et 2015, du nombre d'immigrants illégaux ayant été refoulés au poste frontalier en raison d'un dossier criminel, une prétention que l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) était incapable de confirmer au moment d'écrire ces lignes.

Steven Blaney demande d'abord au gouvernement Trudeau de modifier la loi afin que les personnes interceptées après avoir traversé illégalement la frontière puissent être immédiatement amenées au poste frontalier le plus près et remises aux autorités américaines.

Présentement, une personne qui se présente à un poste frontalier ne peut demander le statut de réfugié en vertu de l'entente canado-américaine sur les tiers pays sûrs qui fait en sorte que le Canada n'accepte pas de demandeur d'asile provenant des États-Unis, puisque ce pays est considéré comme «sûr» pour un réfugié.

Cependant, cette entente vise les personnes qui entrent au Canada des États-Unis par avion, par train ou aux postes frontaliers, mais elle ne couvre pas explicitement les passages terrestres ailleurs le long de la ligne frontalière, un flou dont profitent les immigrants illégaux qui, une fois découverts au pays, sont pris en charge par les autorités fédérales et remis au système d'immigration.

Steven Blaney réclame également l'ajout d'environ 200 policiers à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et 200 autres agents à l'ASFC, afin d'intercepter les illégaux et en assurer le traitement rapidement. Une telle mesure représenterait un coût total d'environ 40 millions $.

Il s'est défendu, au passage, d'avoir été responsable d'une réduction de personnel lorsqu'il était lui-même ministre de la Sécurité publique et responsable de l'ASFC sous le gouvernement Harper.

«En 2015, lorsque nous avons eu des attaques terroristes, dans le budget de M. Joe Oliver, nous avons augmenté les ressources. Les libéraux sont là depuis un an et demi: c'est beau de jouer le «blame game», mais c'est eux qui ont les mains sur les cordons de la bourse», s'est-il indigné.

Dans les faits, le gouvernement Harper avait éliminé 1137 postes à l'ASFC en 2012 et annoncé un réinvestissement de 5,4 millions $ sur cinq ans dans le budget de 2015, soit l'équivalent d'une cinquantaine de postes.

Pour appuyer sa demande de personnel, il a aussi invoqué la sécurité des illégaux eux-mêmes, dont plusieurs ont traversé dans des conditions dangereuses de froid hivernal.

«Il n'est pas sécuritaire pour des gens de s'aventurer dans le milieu de nos forêts mal habillés, mal outillés et de s'exposer carrément... on est en hiver ici. C'est important d'être bien habillé», a-t-il affirmé.

Enfin, Steven Blaney demande aux villes - et particulièrement au maire de Montréal, Denis Coderre - de «collaborer pleinement avec les autorités, plutôt que de faire un appel qui pourrait menacer notre sécurité, particulièrement en regard des immigrants illégaux avec des dossiers criminels».

L'aspirant-chef conservateur a ajouté que d'agir ainsi vient court-circuiter les immigrants qui veulent entrer au pays légalement.

Tout en se gardant de condamner la déclaration unanime des élus de la métropole de faire de Montréal une ville sanctuaire, M. Blaney a rappelé que le maire Coderre est lui-même un ancien ministre fédéral de l'Immigration dont la tâche consistait à travailler «pour assurer le respect et l'intégrité de notre système d'immigration».

Steven Blaney affirme qu'il est important que le Canada envoie «un signal» qu'il est un pays souverain qui fait respecter sa souveraineté territoriale en appliquant ses lois en matière d'immigration.




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