Un discours de «vieux mononcle cochon», dit Massé

Blanchi récemment d'une allégation d'agression sexuelle, l'ex-député libéral... (La Presse canadienne)

Agrandir

Blanchi récemment d'une allégation d'agression sexuelle, l'ex-député libéral (ici avec sa femme) a aussi fait l'objet de diverses allégations à caractère sexuel provenant de jeunes femmes ayant travaillé à l'Assemblée nationale, stagiaires et pages.

La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Gerry Sklavounos banalise le harcèlement en laissant entendre que ce sont les victimes qui ont mal compris le sens de ses actions, déplorent le Parti québécois et Québec solidaire.

La solidaire Manon Massé n'a «pas été impressionnée» par la déclaration du député de Laurier-Dorion. «Si j'ai eu des comportements qui ont pu offenser... paraphrase-t-elle. Donc ce sont les victimes qui ne savent pas de quoi elles parlent? [...] Ces discours-là, de vieux mononcle cochon qui se trouve drôle, tout seul, nous autres les femmes, on sait c'est quoi. Parlez-en à vos filles, à vos soeurs, à vos mères.»

À son avis, M. Sklavounos devrait démissionner et retrouver sa légitimité dans une élection complémentaire. S'il revient à titre d'indépendant, il sera assis à deux sièges de Mme Massé en chambre. 

Le blâme sur les autres

La porte-parole péquiste en matière de condition féminine, Carole Poirier, croit que le caucus libéral ne doit pas rouvrir ses portes au député. M. Sklavounos refuse de remettre son propre comportement en question, selon elle. «Parce qu'il est spontané, parce qu'il est charmeur dans les partys de Noël, il n'y a pas de problème avec ça, a déclaré Mme Poirier. La grande introspection dont il nous a parlé a fait porter le blâme aux autres, mais pas à lui.»

À la Coalition avenir Québec, la députée Nathalie Roy laisse au premier ministre le soin de juger du sort de son député. Mais elle demande à Philippe Couillard de «mettre ses culottes» et faire la lumière sur les allégations de comportements répréhensibles de son député. Elle ne s'explique pas que M. Sklavounos puisse dire que jamais il n'a été mis au fait de doléances à son endroit. L'automne dernier, le député péquiste Harold Lebel a révélé avoir formellement demandé que M. Sklavounos cesse d'importuner une attachée de presse. Le Devoir a aussi rapporté des cas de jeunes femmes qui ont trouvé son comportement déplacé. «Je trouve aberrant qu'aucune question ne lui ait été posée, a dit Mme Roy. Le premier ministre ne prend pas au sérieux les femmes qui ont parlé aux journalistes. Ça m'inquiète et ça en dit long sur l'importance qu'on voue à ces questions.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer