Les opposants ne laissent aucun répit à O'Leary lors de son premier débat

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L'homme d'affaires Kevin O'Leary, qui brigue la direction du Parti conservateur.

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Halifax

L'aspirant politicien Kevin O'Leary s'est rapidement retrouvé dans la mire de ses rivaux dans la course à la direction du Parti conservateur lors du premier débat auquel il a participé, samedi.

Les députés Erin O'Toole et Andrew Scheer n'ont pas perdu de temps pour piquer la vedette de téléréalité, accusant l'homme d'affaires établi à Boston d'avoir retourné sa veste sur la question de la tarification du carbone.

«Nous avons déjà une célébrité en chef en Justin Trudeau, a lancé M. O'Toole. Nous ne battrons pas une célébrité en chef par une autre célébrité en chef.»

M. Scheer a reproché à M. O'Leary son silence sur l'idée de punir les entreprises qui refusent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 30 % au cours des 20 prochaines années.

Un autre député, Michael Chong, l'a traité de «Rambo» en lui reprochant fortement la diffusion d'une vidéo le montrant en train de se servir d'armes automatiques dans un stand de tir de Miami le même jour que les funérailles de trois des six victimes de l'attaque contre une mosquée de Québec.

«[Il] a eu l'audace de diffuser cette vidéo le même jour que nous enterrions les victimes d'une des pires tueries de masse de l'histoire canadienne, a soutenu M. Chong. Cette vidéo va nous coûter les prochaines élections.»

La députée ontarienne Kellie Leitch, qui était assise à la gauche de M. O'Leary, n'a pu s'empêcher de se moquer légèrement de lui en l'accueillant.

«Il y a des reportages parlant des efforts de certains non-­conservateurs qui adhèrent au parti pour m'empêcher d'en devenir le chef, a-t-elle blagué. Je ne m'attendais pas à m'asseoir tout juste à côté de l'un d'entre eux.»

La carte du gars sympa

M. O'Leary a joué la carte du gars sympa. Il a refusé de céder aux provocations de ses rivaux et a cherché à parler d'enjeux économiques comme la création d'emplois et la croissance.

Les entreprises ont besoin «d'un riche sol pour planter des graines» afin de croître et de prospérer, a soutenu l'homme d'affaires, ajoutant que le climat n'était pas actuellement très favorable pour y parvenir dans les provinces maritimes.

«On ne peut même pas faire pousser de l'herbe. C'est un désastre», a lancé celui dont la candidature a été comparée à la réussite inattendue du nouveau président américain Donald Trump.

Le débat a été animé par Rob Moore, un ancien député fédéral conservateur devenu le porte-parole du parti sur les questions touchant les provinces atlantiques malgré sa défaite électorale en 2015. Entre les blagues à l'endroit de Kevin O'Leary, les 14 candidats ont pu échanger civilement sur des enjeux comme les soins de santé, la réforme judiciaire, la croissance économique et la perte du poids politique des Maritimes à Ottawa.

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