Blocus des sentiers de motoneige: nouveau cri du coeur des maires

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(Québec) Les maires de toutes les régions du Québec somment une fois de plus les agriculteurs membres de l'Union des producteurs agricoles de ne pas bloquer les sentiers de motoneige dès lundi.

«La conséquence est non seulement sur ceux qui font de la motoneige, mais sur toutes les économies locales», a dit le président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.  

«Le pouvoir qu'on a est d'essayer de convaincre l'UPA de ne pas mettre à exécution ce blocus-là», a poursuivi M. Sévigny, qui devait discuter jeudi après-midi avec le nouveau ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard.

«S'il y a une problématique entre l'UPA et le gouvernement du Québec, ils ont intérêt à s'entendre», a poursuivi M. Sévigny en point de presse jeudi midi en marge du caucus des municipalités de centralité de l'UMQ qui se tenait dans un hôtel de Québec. 

Exaspérée par ce qu'elle considère comme de l'inaction du gouvernement devant leur demande de retirer la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA), le temps de créer une table de travail, l'UPA «recommande» à ses membres de faire entrave aux motoneigistes. L'organisation donnait jusqu'à mercredi. 

«On n'a pas constaté de progrès alors on a annoncé ce qu'on recommande aux producteurs», a commenté au Soleil, jeudi, le conseiller aux affaires publiques de l'UPA, Patrice Juneau.

Déjà bloqués

«On n'ordonne pas à qui que ce soit de faire quoi que ce soit. Ce sont les producteurs qui décident oui ou non de bloquer les sentiers», a-t-il assuré. Des sentiers sont d'ailleurs déjà bloqués dans certaines régions, même si la «recommandation» parle d'une telle action pour le 6 février.

«Avec le changement de ministre la semaine dernière, on veut se donner cet ultime délai», a poursuivi le porte-parole de l'UPA. M. Juneau assure que les «canaux de communications» étaient ouverts entre le président de l'organisation, Marcel Groleau, et le ministre Lessard. 

Patrice Juneau s'est aussi montré sceptique jeudi sur la sortie de l'UMQ, estimant que les territoires touchés sont davantage représentés par la Fédération québécoise des municipalités (FQM). «En tout respect pour la déclaration de l'UMQ, il reste que 80 % des terres agricoles sont dans les municipalités de la FQM, pas de l'UMQ. Cela explique pourquoi la FQM nous appuie depuis le début», a-t-il dit. 

Les producteurs agricoles calculent que les changements au PCTFA entraînent une hausse de 38 % de leur fardeau fiscal. «À cela s'ajoute les augmentations substantielles ces dernières années en raison de l'augmentation importante de la valeur des terres [800 % en 20 ans] et du mode d'évaluation utilisé par les municipalités», écrivait l'UPA dans un communiqué publié mercredi.

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