Parti conservateur: Ambrose «fière» des «efforts» des candidats en français

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(Québec) Une semaine après le débat en français qui s'est tenu à Québec où plusieurs candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) ont écorché la langue de Molière, la chef par intérim, Rona Ambrose, s'est néanmoins dite fière de leurs efforts, mais a précisé que le prochain chef devait absolument être bilingue.

Les députés et sénateurs conservateurs sont réunis à Québec jusqu'à vendredi afin de préparer la rentrée parlementaire à Ottawa. Après la joute oratoire de la semaine dernière, il s'agit du deuxième événement d'importance pour le PCC se déroulant dans la Capitale-Nationale, la seule région dans tout le pays qui a augmenté sa députation conservatrice. 

Bien qu'ils en soient issus, Maxime Bernier et Steven Blaney brillaient en leur absence au point de presse convoqué par Mme Ambrose alors que presque tous leurs collègues québécois s'y trouvaient. Les deux candidats qui souhaitent succéder à Stephen Harper avaient des engagements médiatiques ailleurs, ont indiqué leurs collègues minimisant l'apparent manque d'unité. Même leur patronne n'a pas su expliquer leur absence bredouillant qu'ils avaient pourtant été invités comme tous les autres. 

Ceux-ci ont-ils plus de chances que les 12 autres concurrents parce qu'ils maîtrisent très bien les deux langues? Comme pour l'essentiel des questions portant sur la course à la chefferie, Mme Ambrose a répété que c'était aux membres de décider. Mais elle a tenu à souligner les efforts de certains d'entre eux. 

«Je suis consciente que plusieurs candidats ne parlent pas parfaitement le français. Je sais que tous les candidats font des efforts. Je suis fière de leurs efforts», a-t-elle répété, ajoutant que la majorité des membres du caucus partageaient son point de vue sur l'importance du bilinguisme du futur dirigeant des troupes.

Cette dernière n'a cependant pas voulu commenter l'unilinguisme du nouveau concurrent dans la course à 14, l'homme d'affaires montréalais Kevin O'Leary, se contentant de lui souhaiter la bienvenue. «Le plus qu'il y a de candidats, le mieux c'est», s'est-elle limitée à dire. Le richissime ex-dragon avait d'abord affirmé qu'il ne voyait pas l'utilité de maîtriser le français avant de changer son fusil d'épaule et de laisser entendre qu'il mettrait la main à la pâte pour être capable de s'exprimer dans les deux langues.

Questionnée à savoir si le futur chef devait être bilingue lorsque les membres du parti choisiront leur candidat préféré le 28 mai ou plutôt aux prochaines élections en 2019, Rona Ambrose n'a pas été en mesure de répondre. «On va voir», a-t-elle glissé après avoir reçu un coup de pouce de ses collègues pour comprendre la question posée en français. Elle a également éprouvé des difficultés lorsque les journalistes ont voulu savoir si un candidat pouvait l'emporter sans l'appui des membres au Québec. «J'imagine que non», a-t-elle répondu. 

Les conservateurs ont profité de leur tribune pour se féliciter du travail accompli dans les dossiers du Manège militaire et de sa «rapide résurrection», de l'aéroport, de l'Institut national d'optique, du port et du pont de Québec. Ils ont également réitéré qu'ils étaient en faveur d'un troisième lien entre Québec et Lévis et se sont attaqués aux politiques de Justin Trudeau, qui dépense trop et qui, selon eux, n'a pas de plan dans les dossiers du bois d'oeuvre et de l'ALENA que le nouveau président américain, Donald Trump, souhaite renégocier.

L'UPA jure ne pas s'impliquer dans la course

Contrairement à ce que soutient l'animateur de radio Éric Duhaime, le président de la section Chaudière-Appalaches de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Paul Doyon, jure que le syndicat n'est pas impliqué dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC). 

Mais il admet volontiers que des membres s'échinent à nuire au candidat Maxime Bernier, qui s'oppose au système de gestion de l'offre, notamment en invitant leurs collègues à acheter des cartes du parti pour voter contre son rival, Steven Blaney. 

«Effectivement, il y a des producteurs de notre région qui s'impliquent à titre personnel», explique M. Doyon. Il rappelle que près de 95 % des agriculteurs sont membres du syndicat et conséquemment, il faut faire une distinction entre les prises de position individuelles et une directive émise en bonne et due forme par la tête de l'organisation.

Selon le représentant syndicat, Éric Duhaime «véhicule des faussetés» dans une lettre publiée dans Le Soleil de mercredi. L'animateur y énumère les raisons pour lesquelles il appuie le Beauceron et prétend que l'UPA «vend présentement des cartes de membres du PC afin de bloquer Bernier».




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