O'Leary a fait la cour aux députés québécois

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L'ex-dragon Kevin O'Leary a invité en janvier les députés québécois à un souper à Boucherville une semaine avant le débat en français.

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(Québec) Une semaine avant le débat francophone, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada, l'homme d'affaires Kevin O'Leary, a tenté de courtiser les députés conservateurs québécois quasiment tous issus de la région de Québec en les invitant à un dîner à Boucherville. Si trois d'entre eux ont accepté, d'autres se sont offusqués que le Montréalais unilingue ne prenne pas la peine d'aller à leur rencontre.

Le 11 janvier, Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent), Alupa Clarke (Beauport-Limoilou) et Bernard Généreux (Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup) se sont rendus ensemble sur la Rive-Sud de Montréal pour rencontrer M. O'Leary.

L'invitation avait été lancée aux 13 membres du caucus québécois par l'intermédiaire de son président, Bernard Généreux. «Il voulait vérifier l'intérêt des membres du caucus du Québec à appuyer éventuellement une candidature unilingue anglophone, a expliqué le député. Je suis allé par politesse parce que je pense que c'est la moindre des choses d'y aller quand on se fait inviter», ajoute-t-il. 

«On a eu des échanges très courtois et très intéressants, il nous a parlé de ses politiques économiques. On lui a fortement suggéré d'apprendre le français le plus rapidement. Ce qu'il a commencé à faire, par ailleurs», a relaté M. Généreux. Ce dernier compte parmi les trois élus québécois avec Gérard Deltell et Joël Godin (Portneuf-Jacques-Cartier) à ne pas avoir choisi son camp dans la course à la chefferie. En raison de ses fonctions, il dit préférer demeurer neutre le plus longtemps possible. 

M. Deltell s'est montré moins bavard sur le déroulement de la rencontre relatant simplement qu'il a fait part à M. O'Leary de ses vues sur l'importance pour un candidat à la chefferie d'être capable de s'exprimer aujourd'hui dans les deux langues et de pouvoir débattre aussi bien en français qu'en anglais au prochain rendez-vous électoral de 2019.

Sermonné par Clarke

Alupa Clarke avait déjà jeté son dévolu sur la candidature du Québécois Maxime Bernier avant de prendre la route en direction de la métropole pour casser la croûte avec l'ex-dragon. «Je suis quand même quelqu'un qui a bien été éduqué par mes parents, quand on a une invitation, on va rencontrer l'individu», justifie-t-il. Le jeune député ne s'est pas gêné pour dire sa façon de penser à Kevin O'Leary, qui a le double de son âge. «Je lui ai dit que c'était inacceptable de ne pas parler français et de prétendre vouloir être le chef d'un parti national d'une envergure comme le Parti conservateur du Canada et j'ai tenté de lui faire comprendre l'importance de la communauté francophone.»

M. Clarke dit par ailleurs avoir été «un peu titillé» à l'effet que la rencontre se soit tenue à Montréal et non à Québec alors qu'aucun député québécois n'y a été élu. La circonscription conservatrice la plus proche est celle de Richmond-Arthabaska représentée par Alain Rayes. Mais l'explication selon laquelle Kevin O'Leary avait d'autres engagements et son fils à voir dans la métropole l'a satisfait au contraire d'autres membres de la députation québécoise qui se sont dits complètement outrés par le peu de considérations en provenance d'un aspirant-chef. 

«Quelqu'un lui a dit de donner rendez-vous aux abords de la 20 pour que ce soit plus facile pour ceux provenant de Québec», a fulminé un des invités qui a décliné l'offre. D'autres ont aussi jugé qu'il ne valait pas la peine de rencontrer quelqu'un ne pouvant s'exprimer dans leur langue.

Au lendemain de ce dîner, le candidat saskatchewanais Andrew Scheer annonçait que M. Rayes, Pierre Paul-Hus (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles), Luc Berthold (Mégantic-L'Érable) et Sylvie Boucher (Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d'Orléans-Charlevoix) se rangeaient derrière lui. Steven Blaney compte sur l'appui du sénateur Jean-Claude Dagenais tandis que M. Bernier a l'appui de Jacques Gourde. Le chef adjoint du parti, Denis Lebel, reste neutre.




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