Malaise au caucus péquiste sur le cas Ouellet

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Martine Ouellet, samed, au conseil national du Parti québécois, à Québec

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La possibilité que Martine Ouellet devienne chef du Bloc québécois (BQ) à Ottawa tout en siégeant comme indépendante à l'Assemblée nationale du Québec crée un malaise au caucus du Parti québécois.

À l'ouverture du conseil national, samedi, au Centre des congrès de Québec, la plupart des députés interrogés ont balayé la question en la reléguant au rang de l'hypothèse, comme l'a fait leur chef, la veille.

Le doyen des députés, François Gendron, a privément indiqué à Mme Ouellet qu'à son avis, un député devrait se consacrer entièrement à sa tâche. «Il y a l'apparence, a déclaré le député. J'ai toujours été un défenseur acharné que tous les députés devraient être à temps plein sur leurs responsabilités. [...] Pour revaloriser le rôle de député, c'est déjà tellement exigeant, il faut être dédié totalement. Je ne veux pas de thèse du genre: "On peut marcher et mâcher de la gomme en même temps."»

La députée de Joliette, Véronique Hivon, insiste pour attendre la décision de sa collègue avant de se prononcer. «Je pense que ce n'est pas tout noir ou tout blanc», a-t-elle affirmé.

De son côté, Martine Ouellet, qui ne cache pas son intérêt pour l'emploi, répète qu'il ne faut pas voir de problème là où il n'y en a pas. Dans l'avis qu'il a rendu en décembre, le commissaire à l'éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, a statué que les règles n'interdisent pas ce double emploi, répète-t-elle. Il a toutefois prévenu de certains risques liés à des conflits d'intérêts.

«Ce serait une force de pouvoir combiner ce qui se passe à Ottawa et ce qui se passe à Québec», a plaidé Mme Ouellet.

Celle qui a participé à deux campagnes à la direction péquiste sera le 4 février au conseil général du Bloc québécois à titre d'observatrice. Les modalités de la course y seront déterminées. Elle souhaite une course rapide en 2017. Sa réflexion sera tout autre si la course est reportée à 2018, dit-elle. Sans chef à court terme, le BQ s'affaiblira, craint la députée de Vachon.

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