Relance du Parti 51, qui prône l'annexion du Québec aux États-Unis

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«L'élection d'une majorité de députés du Parti 51 avec une majorité de votes entraînerait immédiatement des démarches d'annexion avec les États-Unis. Je sais que c'est un projet ambitieux, mais ça peut se faire rapidement. On n'a qu'à penser à la réunification de l'Allemagne.»

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Plus de 25 ans après sa dissolution, un avocat de Saint-Georges de Beauce, Hans Mercier, fait revivre le Parti 51, qui prône l'annexion du Québec aux États-Unis dont il deviendrait le 51e État.

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Hans Mercier fait revivre le Parti 51, qui prône l'annexion du Québec aux États-Unis dont il deviendrait le 51e État.

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Fondé en août 1989 par Serge Talon, le premier Parti 51 avait eu une très courte vie : après avoir présenté 11 candidats et récolté 3846 voix aux élections provinciales de septembre 1989, il avait demandé au directeur général des élections de se dissoudre au printemps de 1990, n'ayant plus assez de membres pour former un conseil exécutif.

«C'est le même principe, mais ce n'est pas le même contexte. À l'époque, le Parti 51 était présent surtout dans les circonscriptions anglophones et visait ceux qui craignaient la souveraineté du Québec. Aujourd'hui, on vise aussi les francophones dans un contexte de mondialisation. Avec des institutions de plus en plus globales, la constitution américaine est le modèle parfait, meilleur que la constitution canadienne faite sur un modèle britannique et où le Québec n'est qu'une province», raconte au bout du fil M. Mercier, qui s'est fait connaître comme avocat des acériculteurs québécois dissidents qui combattent le système de gestion de l'offre de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

«Un projet ambitieux»

M. Mercier agira comme chef de la nouvelle mouture du parti, qui est inscrit auprès du directeur général des élections et a déjà commencé à faire le plein de membres et à recueillir des dons. «Notre but est de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions», indique-t-il, refusant de s'avancer à savoir s'il était réaliste de le faire pour le prochain scrutin qui aura lieu en 2018. Il indique que toute élection serait référendaire. «L'élection d'une majorité de députés du Parti 51 avec une majorité de votes entraînerait immédiatement des démarches d'annexion avec les États-Unis. Je sais que c'est un projet ambitieux, mais ça peut se faire rapidement. On n'a qu'à penser à la réunification de l'Allemagne.»

L'avocat avoue que le projet lui trottait dans la tête depuis très longtemps. «Si je le lance maintenant, c'est que les circonstances personnelles me permettent de le faire. Je sais qu'un projet comme ça serait plus facile à vendre sous un président comme Obama que sous un président comme Trump. Mais je ne pense pas que les États-Unis doivent être jugés seulement sur la base d'un président élu avec trois millions de voix de moins que sa principale adversaire.»

M. Mercier dit également vouloir répondre aux aspirations de tous les Québécois, y compris ceux qui craignent pour l'avenir de leur langue et de leur culture. «Je propose une constitution du Québec qui ferait du français la langue officielle de l'État. Au fond, comme État américain, le Québec aurait tous les privilèges d'une nation sans les obligations d'avoir une monnaie et une armée.»

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