La CSQ réclame un réinvestissement massif dans les services

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La CSQ, qui représente 200 000 travailleurs, dont 130 000 du secteur public, exige maintenant des réinvestissements substantiels qui viendront corriger les décisions des dernières années.

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La Presse Canadienne
Montréal

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réclame un virage majeur du gouvernement Couillard en 2017. Dans sa conférence de presse de début d'année, mardi, à Montréal, la centrale syndicale a tracé un portrait dévastateur des politiques des deux dernières années.

«En éducation, on parle de 900 millions $ de compressions, 425 millions $ en enseignement supérieur, 350 millions $ en petite enfance et plus de deux milliards en santé et services sociaux, a estimé la présidente de la CSQ, Louise Chabot, en entrevue avec La Presse canadienne. Ça prend un redressement majeur.»

Selon Mme Chabot, les rumeurs persistantes d'un remaniement ministériel et d'une prorogation de l'Assemblée nationale, afin de prononcer un nouveau discours inaugural, n'effaceront pas les effets des mesures d'austérité, qui continuent de se faire sentir.

Elle accuse le gouvernement d'avoir «démoli» les services publics pour dégager des surplus.

«On annonce des réinvestissements à gauche et à droite, tandis que les surplus budgétaires engrangés dans les six premiers mois de l'année s'élèvent à 2,7 milliards $. Personne n'est dupe sur le discours qu'il fallait couper pour réinvestir. Ce n'est pas de l'argent neuf, c'est de l'argent qui a été coupé sur le dos des contribuables.»

Elle donne aussi l'exemple des garderies privées qui ont été favorisées au détriment des centres de la petite enfance (CPE). «C'est une hausse de 1040 pour cent vers les garderies commerciales, uniquement en raison des politiques du gouvernement», estime-t-elle.

Corriger le tir

La CSQ, qui représente 200 000 travailleurs, dont 130 000 du secteur public, exige maintenant des réinvestissements substantiels qui viendront corriger les décisions des dernières années.

«Ça veut dire des budgets suffisants pour financer nos services publics en santé, en éducation et dans la petite enfance, et des taux croissance des dépenses à la hauteur des besoins, et disponibles pour le développement de nouveaux services», explique-t-elle.

Louise Chabot entend poursuivre la mobilisation au cours de l'année. Elle s'attend aussi à des annonces concernant le salaire minimum, que la CSQ veut voir passer à 15 $ l'heure d'ici les prochaines années.

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