«Trop tôt» pour arrêter le chantier de la Romaine, dit Vien

La ministre du Travail, Dominique Vien... (Le Soleil, Yan Doublet)

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La ministre du Travail, Dominique Vien

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Il est «trop tôt» pour envisager un arrêt des travaux à la Romaine ou une enquête publique sur les pratiques d'Hydro-Québec, estime la ministre du Travail, Dominique Vien.

Les demandes de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ-Construction) dans la foulée de la mort de quatre travailleurs à la Romaine depuis 2010 ne seront pas exaucées à court terme. 

«Je pense qu'il est beaucoup trop tôt pour envisager différents scénarios, a déclaré la ministre Vien, mercredi. Documentons la situation.»

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, dont relève Hydro-Québec, s'est dit «extrêmement préoccupé». «Ce n'est pas acceptable d'avoir autant de décès», a-t-il déclaré. 

Un travailleur, Luc Arpin, est mort, vendredi, enseveli sous l'effondrement d'une paroi rocheuse. Son corps n'a toujours pas été récupéré. 

Le ministre Arcand veut connaître les conclusions de l'enquête de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et du comité spécial créé par Hydro-Québec avant de décider de «la suite des choses».

«Déçue», la FTQ-Construction juge que la réponse des ministres «ne vole pas haut». Elle veut une rencontre pour les convaincre. Les «langues se délient» sur le chantier, mais personne ne témoignera au comité spécial, selon le directeur général Yves Ouellet. «Dans une commission d'enquête, les gens vont parler avec une immunité, dit M. Ouellet. Ils n'auront pas peur.»

Hydro-Québec réagit

Chez Hydro-Québec, on se dit «attristé» par le décès. Le bilan depuis 2010 à la Romaine est «extrêmement préoccupant», dit le directeur des communications, Serge Abergel. Il réfute les allégations de la FTQ selon lesquelles les recommandations passées de la CNESST n'auraient pas été suivies. Il juge aussi «à la limite du tendancieux» les critiques sur le manque d'indépendance du comité spécial coprésidé par le pdg d'Hydro-Québec, Éric Martel. «Ce comité a un mandat de s'assurer qu'on a les meilleures pratiques, dit M. Abergel. Il va faire appel à des experts externes reconnus, indépendants et crédibles.»

La CNESST a dépêché deux inspecteurs sur les lieux. Ceux-ci ont recueilli le nécessaire à leur enquête, qui devrait durer entre six et huit mois, dit la porte-parole Louise Bertrand. Elle confirme qu'Hydro-Québec s'est conformée aux recommandations des rapports passés. 

La députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard, souhaite entendre Hydro-Québec et la CNESST en commission parlementaire, sans fermer la porte à une commission d'enquête. 

À la Coalition avenir Québec, le député Marc Picard demande une enquête du coroner sur le décès. Il juge «incroyable» et «pas crédible» que le pdg d'Hydro-Québec fasse partie du comité spécial.




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