Avocats et notaires de l'État en grève: les juristes ont mis de «l'eau dans leur vin»

Le 10 novembre dernier, LANEQ avaient marché du... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le 10 novembre dernier, LANEQ avaient marché du palais de justice de Québec jusqu'au bureau du premier ministre pour demander la reprise des négociations avec le gouvernement en vue du renouvellement de leur convention collective.

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(Québec) Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) estiment avoir assoupli leur position et s'attendent maintenant à ce que le gouvernement dénoue le conflit de travail qui dure depuis plus de cinq semaines.

En point de presse lundi, le président de LANEQ, Me Jean Denis, a présenté la nouvelle proposition déposée la semaine dernière par son groupe comme un geste d'ouverture. 

«On a démontré qu'on n'est pas fermé, a dit M. Denis. On ne l'a jamais été. [...] On a dit : "On va arrêter de tout le temps dire la même chose, on va aller les voir et on va mettre de l'eau dans notre vin. C'est ce qu'on a fait.» Les quelque 1100 avocats et notaires veulent un nouveau mode de négociation. Au lieu d'être englobés dans l'ensemble du secteur public, ils souhaitent qu'ultimement un arbitre vienne établir leurs conditions de travail. Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré qu'il ne s'agit pas de «quelque chose qui nous apparaît préférable» et «équitable» pour les autres employés de l'État. 

Traitement différent réclamé

Les juristes estiment que la particularité de leur rôle justifie un traitement différent qui leur est accordé ailleurs au Canada. 

Lundi, LANEQ a insisté sur le processus de négociation qui précéderait l'arbitrage et la nécessité pour l'arbitre de considérer la capacité de payer de l'État dans l'établissement des conditions. Le Conseil du trésor devait étudier la proposition au cours de la fin de semaine. 

Les juristes entament leur sixième semaine de grève. Il s'agit du plus long conflit de l'histoire de LANEQ. Son président assure que l'association a pris des arrangements financiers pour poursuivre sa grève jusqu'à la fin décembre, au moins. 

«On fait la grève pour ne plus avoir à la faire», a déclaré M. Denis. 

Selon LANEQ, quelque 3000 causes sont reportées dans différents tribunaux en raison du présent conflit de travail. Il y aurait aussi 20 projets de loi et 222 projets de règlement attendant aussi le retour de l'expertise des avocats et des notaires pour aller de l'avant. Le président de LANEQ estime également que la grève a un impact sur les dossiers du bois d'oeuvre et l'accord de libre-échange entre le Canada et la France. 

Au cabinet du président du Conseil du trésor, Carlos Leitão, on indique que le régime actuel de négociation «n'empêche nullement de renouveler les conditions de travail».

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