Les fiches d'identité du PQ et de la CAQ

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(Québec) DÉCODAGE / Le Parti québécois devrait l'emporter dans Marie-Victorin et le Parti libéral, dans Verdun. Dans Saint-Jérôme, la lutte oppose le PQ et la CAQ. Dans Arthabaska, ce sont les libéraux et les caquistes qui croisent le fer. Qui croyez-vous que le Parti québécois aimerait voir l'emporter le 5 décembre dans cette circonscription, celle que détenait Sylvie Roy? Les libéraux de Philippe Couillard, oui.

Il y a un grand parti d'opposition de trop à l'Assemblée nationale, pensent à la fois les caquistes et les péquistes. Voilà pourquoi la formation de Jean-François Lisée aimerait que celle de François Legault morde la poussière dans Arthabaska et que les libéraux la gagnent - à défaut d'y parvenir eux-mêmes.

La rivalité entre péquistes et caquistes vire à l'animosité depuis quelque temps. On le voit dans le dossier «identitaire».

Qu'en est-il quant au fond de leurs propositions? Comparons leurs fiches identitaires sur l'identité.

La Coalition avenir Québec propose:

• D'interdire le port de signes religieux pour les personnes en position d'autorité comme les policiers, les juges, et les agents correctionnels - ainsi que les enseignants. Aucune enseignante ne pourrait revêtir un tchador;

• D'imposer le «visage découvert» à tous les employés de l'État - en plus de proscrire le port du tchador dans tout l'appareil public, y compris donc pour une préposée de bureau;

• De réduire de 20 % le nombre d'immigrants au Québec, soit de 10 000 personnes par année;

• D'obliger tout nouvel immigrant à suivre un «cours de francisation»;

• D'instaurer un test des valeurs pour les nouveaux immigrants. Il comprendrait une évaluation de leur connaissance du français, de l'histoire et des valeurs québécoises;

• De créer un poste de Commissaire à la langue française.

La CAQ promeut également plusieurs mesures visant à «lutter contre l'intégrisme». Elle veut par exemple cibler «l'enseignement qui encourage le déni des valeurs québécoises».

L'aile parlementaire du Parti québécois veut:

• Faire en sorte que tous les fonctionnaires, employés et agents de l'État, aient le visage découvert dans le cadre de leurs fonctions. Aucune fonctionnaire ne pourrait non plus porter le tchador, même s'il ne cache pas le visage;

• Proscrire pour les personnes ayant un pouvoir de contrainte - juges, gardiens de prison et policiers - tout signe de conviction, y compris les symboles religieux. Cette interdiction concernerait aussi, a précisé M. Lisée jeudi, les enseignantes et enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que les éducatrices et éducateurs en garderie. Pas de tchador, donc. Les salariés actuels préserveraient leurs droits acquis;

• Affirmer la «nette préférence» du Québec «pour la plus grande réserve possible dans l'affichage des convictions politiques, sociales et religieuses par les employés de l'État»;

• Lancer une réflexion sur le port de la burqa et du niqab dans l'espace public;

• Mandater le Vérificateur général pour qu'il recommande des cibles en immigration;

• Faire en sorte que les nouveaux immigrants de la catégorie «travailleurs qualifiés» démontrent une «connaissance intermédiaire ou avancée» du français.

Des péquistes pensent que ce qui a nui à leur parti récemment est moins l'engagement de ne pas tenir de référendum dans un prochain mandat que le fait de s'être fait redistancer par la CAQ sur les questions identitaires. Voilà pourquoi le PQ voulait le plus rapidement possible recamper sa position, ce qu'il a fait jeudi.

Le fond est une chose, le ton en est une autre. Le ton en dit beaucoup sur les uns et les autres. Il peut attiser, comme il peut apaiser. Il fait aussi partie de la fiche identitaire de chacun.

Après avoir administré des coups rudes sur ces questions à son adversaire Alexandre Cloutier durant la course à la direction, Jean-François Lisée s'efforce désormais de faire entendre un ton posé, modéré.

François Legault, lui, entend ferrailler, quitte à élever la voix et à donner des coups. Son parti ne veut pas se faire chiper le drapeau identitaire.

Nous vous nommons, vous nous nommez...

La chose est passée inaperçue, mais Philippe Couillard a indiqué que son gouvernement avait entamé une réflexion sur les nominations gouvernementales - celles souvent qualifiées de «partisanes». «Je pense qu'on peut améliorer la façon dont on fait les nominations en général», a dit le premier ministre.

C'est l'occasion de rappeler l'existence du «rapport Perrault» remis au gouvernement Marois en novembre 2013; il dort dans une boîte depuis. Il recommandait que «l'évaluation des compétences des candidatures donne des garanties de validité et d'impartialité en fonction des exigences de l'emploi visé» et qu'à des fins de transparence on dévoile «les exigences de base fixées», ainsi que «le mode de recrutement retenu».Des recommandations qui paraissent relever de l'évidence, mais dont l'application entière semble poser problème aux différents gouvernements.

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