Lisée dénonce le «Monopoly libéral»

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Luigi Coretti, ex-président de la firme de sécurité BCIA, qui était accusé de fraude, a profité d'un arrêt des procédures judiciaires en raison de délais trop longs.

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(Québec) Le retrait des accusations contre Luigi Coretti est une nouvelle partie de «Monopoly libéral» où les cartes Sortie de prison sont distribuées aux amis du PLQ, soutient le chef péquiste Jean-François Lisée.

L'arrêt des procédures judiciaires en raison de délais trop longs contre M. Coretti, ex-président de la firme de sécurité BCIA, accusé de fraude, a lancé les oppositions aux trousses de la ministre de la Justice, jeudi. 

Le nom de M. Coretti a fait les manchettes en 2010. Il est celui qui avait fourni une carte de crédit à l'ex-député libéral Tony Tomassi qui, expulsé du caucus, a ensuite plaidé coupable à des accusations de fraude et d'abus de confiance. 

Le chef péquiste a blâmé les réductions de budget et le manque de nominations de juges sous le règne des libéraux pour expliquer la situation. «Bientôt, qui pourrait avoir sa carte sortie de prison à cause de délais trop longs?» s'est demandé M. Lisée en Chambre. «Est-ce que c'est Gilles Vaillancourt qui était protégé par le premier ministre Charest? Est-ce que c'est Nathalie Normandeau, l'ancienne vice-première ministre libérale? Est-ce que c'est d'autres amis libéraux qui sont en ce moment sous la loupe de l'UPAC et du DPCP. C'est ça qui nous pend au bout du nez. »

La ministre de la Justice a plutôt renvoyé la balle au gouvernement de Lucien Bouchard au sein duquel M. Lisée a été conseiller. «C'est le gouvernement du Parti québécois qui a modifié la Loi sur les tribunaux judiciaires pour réduire le nombre de juges», a rétorqué la ministre Vallée. Des ressources ont depuis été ajoutées, a-t-elle ajouté. 

Plan d'action

Au début du mois, la ministre a dévoilé un plan d'action qui comprend 22 mesures pour réduire les délais dans le système judiciaire québécois. Élaboré par la Table Justice-Québec, le plan est une réponse à l'arrêt Jordan de la Cour suprême, rendu en juillet, qui a établi un cadre plus serré pour la tenue de procès dans un temps raisonnable. «On travaille afin de changer les choses et de modifier la culture actuellement en place», a affirmé Mme Vallée. 

Mais le député caquiste Simon Jolin-Barrette a aussi critiqué la gestion libérale de la justice dans le dossier des délais. Des coupes de 3,5 millions $ au ministère de la Justice et de 4,2 millions $ à la Direction des poursuites criminelles et pénales ont annulé les efforts faits par les enquêteurs et les procureurs de la couronne, estime-t-il. 

«Combien de criminels vont être remis en liberté avant que la ministre de la Justice agisse?», a demandé M. Jolin-Barrette en Chambre.

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