Message de la CAQ sur le tchador: «Mensonge», dit Lisée

«Le débat politique québécois, par rapport à ce... (La Presse Canadienne)

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«Le débat politique québécois, par rapport à ce qui se passe aux États-Unis, a toujours été exempt d'une volonté consciente de mentir pour obtenir des gains politiques, a bondi Jean-François Lisée. On a échappé au mensonge programmé. Puis, on regardait, aux États-Unis... des candidats, des chefs de parti mentent, font des publicités mensongères. Ça vient d'arriver. Aujourd'hui, François Legault a décidé de diffuser une publicité qu'il sait mensongère.»

La Presse Canadienne

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(Québec) Le chef péquiste, Jean-François Lisée, estime que la Coalition avenir Québec (CAQ) a dépassé les bornes en affirmant sur Twitter qu'il est en faveur, à l'instar de Philippe Couillard, du port du tchador par les enseignantes. Il croit que les Québécois feront payer à François Legault le prix de ce type de «démagogie».

L'image qui accompagnait le gazouilli de la Coalition... (Capture d'écran tirée du Twitter de la Coalition avenir Québec) - image 1.0

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L'image qui accompagnait le gazouilli de la Coalition Avenir Québec.

Capture d'écran tirée du Twitter de la Coalition avenir Québec

«C'est un mensonge», s'est écrié M. Lisée jeudi en conférence de presse alors qu'il présentait la proposition de l'aile parlementaire péquiste en matière d'identité.

Dans le message de la CAQ sur Twitter, on voit une image représentant le premier ministre et le chef péquiste à côté d'une femme portant le tchador. Seule la CAQ «défend nos valeurs», y lit-on.

«Le débat politique québécois, par rapport à ce qui se passe aux États-Unis, a toujours été exempt d'une volonté consciente de mentir pour obtenir des gains politiques, a bondi Jean-François Lisée. On a échappé au mensonge programmé. Puis, on regardait, aux États-Unis... des candidats, des chefs de parti mentent, font des publicités mensongères. Ça vient d'arriver. Aujourd'hui, François Legault a décidé de diffuser une publicité qu'il sait mensongère.»

Le chef du Parti québécois (PQ) soutient que c'est la crainte d'une gifle lors des élections partielles du 5 décembre qui a incité la CAQ à utiliser «un argument d'une démagogie jamais connue au Québec».

Il a indiqué que le 10 novembre, aux côtés de la députée Agnès Maltais, il avait déjà demandé, dans le cadre du débat sur le projet de loi sur la neutralité religieuse, que le tchador soit interdit au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes.

La CAQ souligne que les enseignants n'y étaient pas expressément nommés et qu'il parlait non pas du secteur parapublic, mais de la «fonction publique».

«Jean-François Lisée fait un flip flop complet concernant le port du tchador par les enseignantes, raille la caquiste Nathalie Roy. Quand les sondages sont mauvais, il change de position.»

Ton apaisé

En conférence de presse, jeudi, Jean-François Lisée était flanqué non seulement de la députée Carole Poirier, mais de ses collègues Maka Kotto et Agnès Maltais, qui s'étaient tous deux rangés du côté d'Alexandre Cloutier lors de la course à la direction.

Hormis l'interdiction du port de signes religieux chez les enseignants en général, le fond ne change pas substantiellement par rapport aux propositions faites par M. Lisée depuis juin.

Son ton, lui,  se voulait modéré, rassembleur et apaisé - par rapport à celui qu'il a employé pendant la course à la direction du Parti québécois.

Mesures d'intégration

Dans leurs propositions, les péquistes ont beaucoup mis l'accent sur des mesures d'intégration.

«Les Québécois sont très inquiets de l'immobilisme et de l'ambiguïté que connaît la société québécoise, depuis une quinzaine d'années, sur toutes les questions relatives à l'identité, à l'immigration, à la laïcité, a dit Jean-François Lisée. Et c'est cet immobilisme et cette ambiguïté qui nuisent; qui nuisent à la majorité francophone, qui nuisent aux minorités et qui nuisent aux gens qui se sentent constamment l'objet de cette discussion. Alors, il est urgent de trancher. Il est urgent d'avoir des règles claires et il est urgent d'avoir une attitude saine envers les Québécois d'adoption.»

Les propositions du PQ en matière d'identité

S'il est élu en 2018, le Parti québécois (PQ) s'engage à :

  • «Clairement baliser» dans la Charte des droits et libertés de la personne les paramètres encadrant les accommodements religieux. Le principe de la laïcité de l'État y serait inscrit;
  • Faire en sorte que tous les fonctionnaires, employés et agents de l'État, aient le visage découvert dans le cadre de leurs fonctions. Ce serait aussi le cas pour les citoyens lorsqu'ils reçoivent des services de l'État - sauf, insiste le Parti québécois, «pour un motif de santé ou de sécurité impératif et avéré»;
  • Interdire le tchador pour tous les employés de l'État «par respect des principes d'égalité homme-femme et de laïcité»;
  • Proscrire pour les personnes ayant un pouvoir de contrainte - juges, gardiens de prison et policiers - tout signe de conviction, y compris les symboles religieux.
L'aile parlementaire du Parti québécois précise que cette interdiction s'élargirait aux autres figures d'autorité que sont les enseignantes et les enseignants du primaire et du secondaire, ainsi qu'aux éducatrices et éducateurs en garderie. Cette mesure s'appliquerait graduellement. Les salariés actuels préserveraient leurs droits acquis.

Au sujet du port de la burqa et du niqab dans l'espace public, dans les rues, «une équipe de parlementaires et d'experts» examinerait les expériences étrangères. Elle déposerait ses propositions à l'automne 2019.

Au chapitre des engagements, notons encore ceux-ci :

  • Le Vérificateur général, assisté par l'Institut de la statistique du Québec et d'experts en démographie, en emploi et en intégration, recevrait le mandat de préparer pour l'été 2019 des recommandations sur les cibles d'immigration. M. Lisée a souvent dit que 50 000 nouveaux immigrants par année, «c'est le chiffre de l'échec»;
  • Les travailleurs qualifiés devraient démontrer une «connaissance intermédiaire ou avancée» du français pour obtenir leur certificat de sélection;
  • Les réfugiés bénéficieraient d'«une période de francisation et d'intégration rémunérée». S'il est élu, le PQ promet de lutter «fermement contre le racisme et la discrimination dans l'embauche, le logement et ailleurs, en mettant en oeuvre un plan d'action robuste».

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