Radio-Canada: moins de cuisine, plus de politique, propose Maxime Bernier

Moins d'émissions de cuisine, moins de sport, moins de «mauvaises copies... (123RF/Alexandr Chubarov)

Agrandir

123RF/Alexandr Chubarov

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Ottawa

Moins d'émissions de cuisine, moins de sport, moins de «mauvaises copies canadiennes d'émissions populaires américaines»: le candidat à la direction du Parti conservateur Maxime Bernier veut que Radio-Canada se recentre sur son mandat.

En conférence de presse au parlement, mercredi, le député de Beauce a dit souhaiter que la société d'État se colle à ce que stipule son mandat, notamment en revoyant à la hausse son offre d'émissions d'affaires publiques, et pas seulement à partir des stations de Montréal, de Toronto et d'Ottawa.

Le candidat à la chefferie propose également de modifier la Loi sur la radiodiffusion pour faire sortir le diffuseur public du marché de la publicité. Il voit Radio-Canada suivre le modèle de PBS ou NPR, aux États-Unis, qui sont partiellement financés par des dons de téléspectateurs et de fondations.

Cela mettrait fin à ce qu'il a qualifié de «concurrence déloyale avec les autres médias» et assurerait une programmation de plus haute qualité, car la société d'État cesserait de chercher à «obtenir constamment des cotes d'écoute plus élevées pour vendre de l'espace publicitaire», selon lui.

Émissions dispendieuses, subventions moindres

Sur le plan du financement, un gouvernement conservateur dirigé par Maxime Bernier annulerait les 150 millions $ supplémentaires annuels annoncés par le gouvernement actuel, ce qui ramènerait le financement public à environ 1 milliard $, a annoncé le candidat.

Le député ne voit pas d'inadéquation entre sa proposition de réclamer, d'un côté, davantage de documentaires et d'émissions journalistiques de qualité - qui sont plus dispendieuses à produire que des émissions de cuisine - et, de l'autre, de couper dans le financement.

«Je leur donne la possibilité, avec le modèle PBS, d'amasser plus d'argent, a-t-il argué. Et je leur dis: amenez-moi votre plan stratégique et on va regarder, puisque je suis conscient qu'il y a un coût à produire des émissions d'affaires publiques et des grands reportages.»

La ministre responsable de Radio-Canada, Mélanie Joly, ne s'est pas fait prier pour réagir à l'annonce de Maxime Bernier et rappeler au passage le réinvestissement de 675 millions $ sur cinq ans confirmé dans le budget inaugural du gouvernement Trudeau. «C'est le retour des coupes conservatrices à Radio-Canada. Ça, ça me semble évident», a-t-elle tranché à la sortie de la période des questions, refusant toutefois de se prononcer sur la pertinence du contenu actuellement offert par le diffuseur public.

Dans le camp conservateur, l'un des rivaux de Maxime Bernier dans la course à la direction, le Saskatchewanais Brad Trost, a descendu en flammes la proposition de son adversaire et renouvelé son appel à la privatisation de la société d'État. «Un lifting et de nouveaux habits ne changeront rien», a-t-il écrit dans un courriel envoyé à ses partisans. «Peut-être Maxime ne réalise-t-il pas que PBS est le plus gauchiste et le plus élitiste de tous les radiodiffuseurs au sud de la frontière», a pesté M. Trost.

Partager

À lire aussi

  • Kellie Leitch abolirait Radio-Canada

    Politique

    Kellie Leitch abolirait Radio-Canada

    Au tour de la candidate à la chefferie conservatrice Kellie Leitch de se prononcer sur l'avenir de Radio-Canada. Un avenir qui ne serait pas... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer