«Racisme systémique»: une Commission d'enquête moins probable

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'est défendu de fermer la porte à une enquête publique. Un tel mandat pourrait être confié à la Commission des droits de la personne.

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(Québec) Le gouvernement Couillard se dit disposé à créer un dispositif proprement québécois pour explorer le fléau du «racisme systémique» dont seraient victimes les nations autochtones. Mais ce mécanisme ne passerait toujours pas par la mise sur pied d'une commission d'enquête publique, comme le réclament plusieurs groupes de la société, ainsi que les partis d'opposition à l'Assemblée nationale.

Philippe Couillard n'en a pas dit beaucoup, mardi, mais il semble que son gouvernement veuille faire appel à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dans ce dossier. Il pourrait lui confier un mandat spécial, peut-on comprendre à ce stade-ci.

L'été dernier, alors que les jeunes libéraux réclamaient une commission d'enquête publique sur le «racisme systémique» dont seraient victimes de nombreux immigrants, Philippe Couillard avait déjà proposé, en lieu et place, de confier une telle enquête à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Celle-ci pourrait donc finir par se voir octroyer deux mandats distincts.

Pour ce qui est des relations comme telles entre les forces policières et les nations autochtones, Philippe Couillard a une nouvelle fois, mardi, déclaré vouloir s'en remettre à la Commission d'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées - celle mise sur pied par le gouvernement canadien.

Parce qu'il n'a pas de nouveau explicitement fermé la porte à la création d'une commission d'enquête publique québécoise, plusieurs ont compris qu'il pourrait finalement aller jusque-là. Toute ambiguïté a été dissipée deux heures plus tard lorsque son gouvernement s'est opposé à une motion du Parti québécois proposant la création d'une commission d'enquête publique québécoise.

«Je n'ai pas dit qu'on ferme la porte à quoi que ce soit. Je ne suis pas en train de vous annoncer quelque chose, avait expliqué le premier ministre lors d'une mêlée de presse. Je prends conscience de l'énormité de l'enjeu pour les communautés touchées, de l'importance sous-jacente de l'enjeu du racisme par exemple autour de ça.»

Et d'ajouter du même souffle, en pointant ce qui lui apparaît comme une solution possible : «Comme nos jeunes du PLQ nous l'ont rappelé [...], ils nous ont demandé de nous pencher sur le racisme systémique.» C'est cette fois-là, en août, que le chef libéral avait parlé de faire appel à la Commission des droits de la personne.

La suite dans quelques jours

M. Couillard s'est entretenu mardi avec le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. Il rencontrera la semaine prochaine les chefs des Premières Nations, en plus de M. Picard, afin de leur soumettre l'avenue à laquelle il songe. «Pour l'heure, il n'y a rien de décidé», a-t-il insisté.

Il a déclaré comprendre la «frustration» et le «désespoir» créés par la «non-issue des démarches policières et judiciaires» lancées à la suite des enquêtes ouvertes sur des agissements rapportés par des femmes autochtones de policiers de la Sûreté du Québec à Val-d'Or.

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