Pas de corruption sous ma gouverne, dit Couillard

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Dans son discours-fleuve, d'une durée de 45 minutes, M. Couillard s'est montré rassurant envers ses militants, multipliant les compliments aux membres et déclarant sa flamme:« à quel point, je vous aime!»

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Laval

Le premier ministre Philippe Couillard met au défi quiconque de citer un seul cas de corruption libérale survenu sous sa gouverne.

Dimanche, en clôture du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ) tenu à Laval, M. Couillard s'est présenté comme un chef assurant l'intégrité de sa formation politique, au moins depuis son élection en mars 2013.

En point de presse, il a répété à plusieurs reprises que personne ne pouvait citer d'allégations de corruption impliquant des libéraux pour des gestes commis depuis qu'il est chef du parti.

M. Couillard a été piqué au vif par un sondage Léger, rendu public samedi par La Presse canadienne, indiquant que la grande majorité des Québécois francophones (79 %) étaient d'avis que, sous sa gouverne, les problèmes de corruption étaient «aussi importants» ou «plus importants» que ce qui se passait sous les gouvernements précédents.

Il n'y a que 11 % des francophones et 12 % des non-francophones pour penser que la corruption frappe moins le gouvernement actuel que les précédents, selon ce coup de sonde effectué auprès d'un millier de personnes, du 7 au 10 novembre, et commandé par la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Je suis chef du Parti libéral depuis mars 2013. Je suis premier ministre du Québec depuis avril 2014. Je défie qui que ce soit de me citer un exemple, un exemple, autant du parti que du gouvernement, qui va ailleurs que dans une direction irréprochable et la plus grande rectitude», a commenté M. Couillard, «avec beaucoup de force», cherchant à rehausser l'image d'intégrité de son gouvernement et de son parti, malmené par des années d'allégations de corruption et de financement illégal.

Pressé de questions, le premier ministre s'en est tenu à son message, réaffirmant à quelques reprises, et dans les mêmes mots, le défi qu'il lance à la population et surtout à ses adversaires.

Côté financement, des quatre partis représentés à l'Assemblée nationale (PLQ, PQ, CAQ et Québec solidaire), le PLQ est perçu comme étant celui ayant reçu le plus de contributions illégales. Deux Québécois francophones sur trois (66 %) sont de cet avis, mais seulement 26 % des non-francophones.

Le PLQ vient de rembourser au Directeur général des élections (DGEQ) plus de 500 000 $ de contributions reçues illégalement dans le passé.

M. Couillard a défendu la «conduite irréprochable» de son gouvernement au chapitre de l'intégrité.

Le chef libéral avait passé la fin de semaine à tenter de se rapprocher de sa base militante, à la suite de la publication récente du rapport du président sortant de la commission politique du parti, Jérôme Turcotte, dans lequel celui-ci dénonçait plusieurs travers, dont le manque de suivi aux résolutions du parti et aux engagements électoraux, le manque d'écoute des membres - qui participent peu aux processus décisionnels - et le trop grand contrôle exercé par l'entourage du premier ministre sur les orientations privilégiées par le parti.

Dans son discours-fleuve de 45 minutes, M. Couillard s'est montré rassurant envers ses militants. Il s'est engagé à mieux livrer son message à la population à l'avenir, «avec des mots simples, directs», des mots qui permettent aux citoyens de mieux saisir l'impact réel, concret, dans leur vie des différentes politiques libérales.

Il a réaffirmé qu'il avait dit en campagne électorale ce qu'il ferait et qu'il a agi en conséquence, niant une fois de plus avoir imposé à l'État l'austérité budgétaire.

Lisée et Legault pris pour cible

Le premier ministre Couillard n'a pas ménagé ses adversaires, dimanche.

Du chef péquiste, Jean-François Lisée, il estime «qu'on ne peut pas lui faire confiance», parce qu'il cherche au jour le jour la stratégie qui rapportera à court terme.

Mais il a eu ses mots les plus durs envers le chef caquiste, François Legault, «capitaine catastrophe», dont le parti tenait lui aussi un congrès durant la fin de semaine.

Malgré les professions de foi fédéralistes de M. Legault, il croit que l'ancien ministre péquiste pourrait bien se laisser tenter par un référendum sur la souveraineté une fois au pouvoir. «Ça se peut», selon lui.

Il a paru surpris de voir M. Legault affirmer qu'il s'inspire de Donald Trump. «C'est quelque chose», a commenté le premier ministre. M. Legault voulait "garder ses distances" tant qu'il ne connaissait pas le résultat de l'élection américaine, puis là, il [Trump] a gagné, alors il va se coller à lui.»

Une dépêche indiquait dimanche que le président désigné des États-Unis voulait expulser trois millions d'immigrés clandestins. M. Legault «doit trouver ça intéressant», selon M. Couillard, toujours très critique envers les positions du chef caquiste sur l'immigration.

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