Les juristes de l'État dénoncent le «mépris» de Québec

Les avocats et notaire de l'État québécois sont... (Archives La Presse, David Boily)

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Les avocats et notaire de l'État québécois sont en grève depuis le 24 octobre.

Archives La Presse, David Boily

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(Québec) Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) dénoncent le «mépris» du gouvernement, qui montre une ouverture de «façade» pour mieux les «rouler dans la farine».

En grève depuis le 24 octobre, les quelque 1100 légistes ont été «surpris» par la main tendue en chambre, mercredi, par le ministre des Finances et président du Conseil du trésor, Carlos Leitão. 

«Retournons à la table de négociation, a lancé M. Leitão. Nous sommes prêts, la table est ouverte, nous n'attendons que nos collègues pour qu'ils reviennent à la table. Ils le savent.»

Dans les tribunes, le président de LANEQ, Jean Denis, est resté dubitatif. Les derniers contacts avec la partie gouvernementale remontent au 6 juillet», explique-t-il au Soleil. «Et il n'y avait alors aucune volonté de discuter du nouveau mode de négociation des conditions de travail qu'exigent les avocats et notaires de l'État. 

Le téléphone n'a pas sonné depuis le début du conflit, déplore M. Denis. Alors, le président du Conseil du trésor n'a probablement pas toute l'information, avance-t-il. 

De «l'ignorance»

«C'est de l'ignorance et c'est du mépris, a affirmé M. Jean. Et avec les déclarations de M. Leitão et les téléphones qui ne viennent pas, ils sont en train de nous rouler dans la farine.»

Les avocats et notaires de l'État rédigent les lois et les règlements, représentent le gouvernement devant divers tribunaux et agissent comme conseillers juridiques pour des ministres et des présidents d'organismes.   

En chambre, la députée péquiste Nicole Léger a souligné que le conflit de travail entraîne des retards dans la mise en oeuvre de 14 projets de loi, de 58 projets de règlements et de 400 causes devant les tribunaux. «C'est toute l'administration gouvernementale qui est freinée, a lancé Mme Léger. Ça fait trois semaines qu'ils sont dans la rue, et le gouvernement fait la sourde oreille.»

Le Barreau du Québec a fait connaître ses inquiétudes quant aux conséquences de retards dans les dossiers pour la confiance du public à l'égard du système de justice.

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