Couillard interrogé sur ses liens avec Bartlett

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Le premier ministre Philippe Couillard a assuré que William Bartlett, au coeur d'une fraude alléguée à la Société immobilière du Québec, «n'était pas un solliciteur, ne faisait pas de financement» pour le PLQ, et n'était qu'un simple bénévole de sa circonscription.

La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Philippe Couillard peine à convaincre les partis d'opposition que William Bartlett, au coeur d'une fraude alléguée à la Société immobilière du Québec (SIQ), n'était qu'un simple bénévole de sa circonscription.

Sous le feu nourri des questions de l'opposition, mardi, le premier ministre Philippe Couillard a voulu «rétablir les faits» quant au rôle joué par M. Bartlett lors de son élection dans Jean-Talon, en 2007.

«M. Bartlett n'était pas un organisateur, a dit M. Couillard en Chambre. C'est un bénévole qui venait le jour des élections, comme font les bénévoles de tous les partis politiques.»

Un document obtenu par l'équipe d'Enquête, mardi, indique que M. Bartlett était à la tête du «Comité du jour J 2007, Équipe de Philippe Couillard, Jean-Talon». Il assurait la «coordination» d'une douzaine de personnes à qui diverses responsabilités ont été confiées le jour du scrutin. 

Pour l'attaché de presse du premier ministre, il est normal qu'une tâche soit assignée aux bénévoles qui viennent mettre l'épaule à la roue le jour du scrutin. «Coordonnateur du jour J, c'est le rôle qu'il avait comme bénévole, dit Harold Fortin. Tout le monde a un rôle.»

Le premier ministre a aussi assuré que M. Bartlett «n'était pas un solliciteur, ne faisait pas de financement» pour le PLQ. Il a donc estimé à «zéro» le montant qu'il a pu amasser pour le parti puisqu'il n'avait pas de certificat de solliciteur. 

Toujours selon Enquête, qui cite des documents internes du PLQ, M. Bartlett a vendu des billets pour deux cocktails de financement en 2007 et 2008. Au PLQ, le porte-parole Maxime Roy martèle que M. Bartlett n'apparaît sur aucune liste de solliciteurs autorisés du PLQ. Il n'a pas été possible de savoir si le PLQ a retrouvé les documents internes cités par Enquête

Quatre proches du PLQ, dont M. Bartlett, se seraient partagé quelque 2 millions $ grâce à la vente d'immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ) transigés à des conditions très favorables aux acheteurs. Des transactions qui auraient coûté des dizaines de millions aux contribuables. 

Le chef de l'opposition, Jean-François Lisée, se demande comment M. Bartlett a pu se frayer un chemin jusqu'à l'équipe de M. Couillard alors qu'il avait été renvoyé de la SIQ après un «rapport dévastateur du Vérificateur général». «Est-ce qu'il ne savait pas? a demandé M. Lisée. Est-ce qu'il ne voulait pas savoir? Est-ce que ça ne lui faisait ni chaud ni froid?»

Rapport juricomptable

Le PQ veut obtenir le rapport juricomptable sur la vente des immeubles de la SIQ et entendre les quatre proches du PLQ impliqués dans l'affaire, de même que l'ex-ministre Monique Jérôme-Forget. 

Le chef caquiste François Legault demande à ce que le PLQ rembourse l'ensemble du financement récolté par les acteurs de la fraude alléguée. Le député Éric Caire a demandé à plusieurs reprises au premier ministre «quels sont ses liens avec la famille Bartlett?»

Pour M. Couillard, les oppositions font une «tentative assez basse de culpabilité par association».

Davie: Lessard s'attend à payer plus

La «relation va moins bien» entre la Société des traversiers du Québec (STQ) et le chantier maritime Davie, reconnaît le ministre des Transports, Laurent Lessard. La facture pour les deux bateaux qui doivent être construits à Lévis est passée de 125 millions $ à près de 225 millions $, selon La Presse. Ce devait être un «contrat clé en main», souligne le ministre Lessard. L'évaluation des coûts et l'échéancier ne sont pas respectés. Davie a soutenu que les demandes de la STQ engendrent des coûts supplémentaires. Le ministre Lessard reconnaît que Québec devra payer davantage parce qu'il a besoin des navires. Rappelant qu'un processus de règlement des différends avec la STQ est en cours, la direction de Chantier Davie Canada n'a pas voulu émettre de commentaires. «Entre-temps, les travaux progressent sur les deux traversiers», indique le chantier maritime.  Simon Boivin et Gilbert Leduc

Bernier sera absent quelques semaines

À la suite d'une opération, le député libéral de Montmorency, Raymond Bernier, sera en convalescence pendant quelques semaines. Il a dû se faire enlever une tache sur un poumon. L'intervention chirurgicale «majeure» a eu lieu jeudi dernier, à l'Hôpital Laval. Elle s'est bien déroulée et le «moral est bon», assure sa fille, Alexandra. Le député et président de la Commission des finances est contraint au repos pour cinq à six semaines. En 2011, M. Bernier a combattu un cancer de la prostate. «Mon père, c'est un Jedi», laisse tomber affectueusement sa fille. Son parcours politique a ceci de particulier qu'il n'a jamais été réélu après un mandat. Victorieux en 2003, il a perdu aux mains de l'ADQ en 2007. Il a ensuite gagné à nouveau en 2008, mais s'est incliné en 2012 face à la CAQ. Il est redevenu député de Montmorency en 2014.  Simon Boivin

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