«Si Donald gagne, moi, je bâtis un mur»

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(Québec) Les maires de Montréal, de Québec et de Lévis se sont mêlés de politique américaine lundi pour favoriser unanimement la candidate démocrate Hillary Clinton. Parce que si le choix des électeurs se porte sur Donald Trump, les relations avec les États-Unis risquent de virer à la catastrophe.

«Si Donald gagne, moi, je bâtis un mur pis j'envoye le bill», a lancé le maire de Montréal, Denis Coderre, sur le ton de la boutade. «On ouvre un camp de réfugiés à Québec, nous autres!» a renchéri le maire de Québec, Régis Labeaume.

Sur un ton plus sérieux, MM. Labeaume et Coderre ont prédit une victoire de Mme Clinton, à la fin d'une conférence prononcée devant la Chambre de commerce de Lévis lundi. «Souhaitons-nous ça. Parce que l'idée que M. Trump va redevenir normal une fois président, je pense que ça se peut pas. Je pense que son problème d'ego est tellement exacerbé qu'il va être pire», a soutenu M. Labeaume.

«Moi, je suis convaincu que c'est le vote des femmes qui va faire la différence aux États-Unis», a pour sa part exprimé le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

«On voit les mouvements d'extrême droite et c'est inquiétant. Nous, là, si on est forts, c'est parce qu'on a arrêté de diviser pour régner. Et de commencer à mettre les communautés une contre l'autre, de commencer à traiter la femme comme on l'a fait; ça là, il y a un goût amer, pis ben mauvais dans bouche», a pour sa part souligné M. Coderre.

Économiquement, les maires craignent pour leur ville respective. Si Trump accède au pouvoir, une ère de «protectionnisme exacerbé» pourrait s'enclencher, a soutenu M. Labeaume. L'effritement de la classe moyenne n'a rien de rassurant, a ajouté M. Lehouillier, qui craint de «graves crises».

«Faudrait peut-être se rappeler, les grandes guerres comment ça a commencé», a quant à lui évoqué M. Coderre.

Solidarité

Devant les gens d'affaires de Lévis, les maires ont fait valoir que la fin des «chicanes» non seulement entre Québec et Montréal, mais entre toutes les villes et municipalités québécoises, porte ses fruits.

«On a complètement tout changé [...] Ce contrepoids politique fait en sorte qu'on a redéfini la gouvernance municipale», a exprimé M. Coderre.

Pour M. Lehouillier, si Québec et Montréal ne s'étaient pas montrées solidaires avec les autres municipalités, jamais le gouvernement ne leur aurait cédé de pouvoirs, comme il s'apprête à le faire dans un projet de loi sur l'autonomie municipale, présentement à l'étude. «Cette force de frappe là de Montréal et de Québec au sein de l'Union des municipalités, elle est extrêmement positive», a-t-il indiqué.

Pour justifier ce transfert de pouvoirs, les maires ont mené une charge à fond de train contre les fonctionnaires du gouvernement provincial. «Ils nous rendent inefficaces. Ils pensent qu'ils doivent tout repasser en arrière de nous autres et légalement, ils ont le droit. Ils nous coûtent cher et aussi quelque part, c'est antidémocratique», a lancé M. Labeaume. Selon lui, ça «n'a pas de sens» qu'un fonctionnaire ait plus de pouvoir que lui sur certaines questions.

M. Lehouillier a donné comme exemple les milliers d'heures perdues pour faire approuver chaque petit changement à un schéma d'aménagement, ou toute la paperasse nécessaire au respect des normes environnementales.

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