Fraude alléguée à la SIQ: le C. A., un bouc émissaire?

Le 200, chemin Sainte-Foy fait partie des immeubles... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le 200, chemin Sainte-Foy fait partie des immeubles visés par la présumée fraude révélée par Radio-Canada et impliquant des collecteurs de fonds libéraux.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'un des membres du conseil d'administration de la Société immobilière du Québec (SIQ) visé par les allégations d'incompétence de l'ex-ministre Monique Jérôme-Forget se demande si quelqu'un quelque part ne cherche pas à faire porter le chapeau, à elle et à ses collègues, de la supposée fraude commise par trois collecteurs de fonds du Parti libéral.

Au cours d'une brève conversation téléphonique avec Le Soleil, vendredi, la notaire Claire Beaulieu, dont le bureau est situé à Québec, a indiqué qu'à titre de membre du C. A. de la SIQ (maintenant la Société québécoise des infrastructures), où elle a agi à titre bénévole et «en toute bonne foi» pendant 10 ans, elle n'avait jamais eu vent de quoi que ce soit de répréhensible.

«Je me demande si on ne cherche pas à faire porter l'odieux à ceux qui étaient alors en poste» pour la fraude alléguée dans le reportage d'Enquête, impliquant William Bartlett, Franco Fava et Charles Rondeau, des proches du Parti libéral.

Dans son entrevue à Radio-Canada, l'ex-ministre libérale Jérôme-Forget avait déclaré que le conseil d'administration de la SIQ de l'époque était «une gang de pas bons». À cet égard, Me Beaulieu pose la question : «Si nous étions tous des "pas bons", pourquoi alors ne pas avoir fait quelque chose? Pourquoi ne pas nous avoir changés?»

Désintérêt

Concernant le désintérêt avoué de l'ex-ministre à l'égard du conseil d'administration de la SIQ, qu'elle ne jugeait «pas assez prestigieux», Me Beaulieu a répondu de façon sommaire par une autre question. «Si ça ne l'intéressait pas, pourquoi n'a-t-elle pas été relevée de ses fonctions?»

Me Beaulieu a ajouté avoir appris récemment qu'une enquête avait été lancée sur de supposées irrégularités à la SIQ, de 2003 à 2008, mais ce n'est qu'en regardant l'émission de Radio-Canada, jeudi soir, qu'elle a appris «l'ampleur» de l'affaire et ses détails.

Pendant ses mandats, de 2003 à 2013, Mme Beaulieu a siégé entre autres avec le président du C. A., Pierre Lessard, le président et chef de la direction, Pierre Fournier, de Claire Boulanger (interviewée dans le reportage d'Enquête), de Sebastiano Faustini, de Marie Gagnon, de Martine Roméo, de Serge St-Jean et de Jean Hotte.

«Ce sont des gens que j'ai côtoyés pendant 10 ans et pour qui j'éprouve un profond respect, insiste-t-elle. Des gens de grande qualité et d'un grand professionnalisme. On n'aura peut-être pas l'occasion de leur dire souvent.»

Me Beaulieu s'est dite ébranlée par les informations divulguées par le reportage et les commentaires négatifs qui circulent depuis sur les réseaux sociaux. «Ça nous touche, c'est sûr. Ça ne peut pas nous laisser indifférents, surtout lorsqu'on n'a rien à se reprocher. Heureusement, je reçois aussi des messages d'appui.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer