Couillard déplore la «culpabilité par association»

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Le 800, place D'Youville compte parmi les immeubles touchés dans les allégations de fraude liées à la vente de bâtiments par la Société immobilière du Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) William Bartlett, au coeur d'allégations de fraude liées à la vente d'immeubles de la Société immobilière du Québec (SIQ), n'était qu'un «bénévole» de sa circonscription, se souvient Philippe Couillard, qui dénonce les tentatives de «culpabilité par association».

Le premier ministre a réagi, vendredi, à Montréal, aux révélations de l'émission Enquête sur une fraude alléguée de plusieurs millions de dollars et qui implique quatre proches du Parti libéral du Québec, dont trois collecteurs de fonds. Parmi eux, M. Bartlett, qui a oeuvré à l'élection de M. Couillard dans Jean-Talon en 2007. Les partis d'opposition s'inquiètent de cette proximité.

«C'est une tentative assez déplorable de culpabilité par association, a réagi M. Couillard. [...] M. Bartlett est un bénévole de Jean-Talon. D'ailleurs, à ce que je sache, il n'y a pas encore d'accusations qui ont été déposées contre lui.»

Le premier ministre demande de «faire attention» aux liens et invite à attendre la décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales de déposer ou non des accusations.

Selon l'émission Enquête, M. Bartlett, Marc-André Fortier, Franco Fava et Charles Rondeau se sont partagé quelque 2 millions $ relativement à une prolongation de baux de location et à la vente d'immeubles de la SIQ. Les sommes auraient transité par différents paradis fiscaux.

La porte-parole péquiste en matière d'éthique, Agnès Maltais, veut en savoir plus long sur la relation entre MM. Couillard et Bartlett. «Je n'ai jamais vu un scandale toucher de si près un premier ministre en exercice, a lancé Mme Maltais. [...] Il doit faire preuve de la plus grande transparence. Il est premier ministre en exercice et à la fois chef du PLQ.»

Le Parti québécois demande que les quatre proches du Parti libéral du Québec (PLQ) soient entendus en commission parlementaire par les députés. Il souhaite aussi une enquête du PLQ sur l'utilisation des sommes récoltées par MM. Fava, Rondeau et Bartlett à titre de collecteurs de fonds.

Des millions amassés

De son côté, le chef caquiste François Legault a demandé à ce que le PLQ cesse de toucher du financement public tant que «l'argent sale» n'aura pas été remboursé.

«On peut donc avancer que cette gigantesque fraude a permis au PLQ d'amasser des millions de dollars, a lancé M. Legault. Ça a été possible à cause de la proximité de ces quatre collecteurs de fonds avec le PLQ et le gouvernement libéral.»

Le chef caquiste note que, lors de son passage devant la commission Bastarache, Franco Fava s'est vanté de récolter quelque 1,5 million $ par année pour le PLQ.

«De l'argent sale qui est encore dans les coffres, martèle le chef caquiste, donc qui pourrait servir aux quatre élections partielles du 5 décembre prochain.»

Tant que le PLQ n'aura pas remboursé l'ensemble des sommes, il ne devrait pas toucher du financement public octroyé aux partis politiques, selon la Coalition avenir Québec. «J'en appelle au sens de l'honneur de Philippe Couillard, a dit M. Legault. Il y a des maudites limites à rire des Québécois et à continuer à utiliser de l'argent sale pour financer des élections.»

Le premier ministre estime que le chef caquiste «s'égare» et oublie les changements faits à la loi électorale et à l'intérieur du PLQ. Son parti est «largement irréprochable dans le domaine du financement maintenant», a dit M. Couillard. Il demeure prudent dans sa formulation parce qu'on «ne connaît jamais tous les détails».

Le PLQ vient de rembourser quelque 550 000 $ au Directeur général des élections pour des contributions illégales reçues entre 2006 et 2011, a rappelé M. Couillard.

Il a préféré ne pas commenter les propos de l'ex-ministre des Finances Monique Jérôme-Forget, qui a dit qu'elle ne s'intéressait pas à la SIQ à l'époque et que ses administrateurs étaient «une gang de pas bons». «Mme Jérôme-Forget a sa façon de s'exprimer», s'est-il limité à dire. Avec La Presse canadienne

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