La Wallonie? Et le Québec, lui?

DÉCODAGE / Si l'Assemblée nationale du Québec s'était opposée à l'Accord... (Infographie Le Soleil)

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(Québec) DÉCODAGE / Si l'Assemblée nationale du Québec s'était opposée à l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne, aurait-elle pu bloquer le projet jusqu'à obtenir satisfaction, à l'instar de la Wallonie?

La question est théorique, puisque le gouvernement de Philippe Couillard et une large majorité de députés sont très favorables à cet accord.

La question est, de surcroît, mal posée, il faut le dire, puisque l'entente n'a pas encore été soumise aux parlementaires québécois. Et elle ne le sera qu'après les signatures très officielles du Canada et de l'Union européenne...

S'ils avaient maintenu leur opposition, les élus du Parlement de la Wallonie, comme le gouvernement wallon, auraient par effet domino empêché les autorités canadiennes et européennes de signer cet accord.

L'Assemblée nationale du Québec n'a pas un tel pouvoir. Puisqu'elle se prononcera après coup, elle ne pourra pas empêcher qu'il soit signé - si tant était qu'elle le voulait.

Selon la Loi sur le ministère des Relations internationales du Québec, elle pourrait cependant, si elle votait contre le projet, contrecarrer sa «mise en oeuvre» sur le territoire québécois.

Si on voulait résumer, on pourrait dire que le Parlement de la Wallonie peut dire non en amont et bloquer tout le processus pour l'ensemble des parties impliquées, et que l'Assemblée nationale peut dire non seulement après les signatures apposées, et soustraire le Québec de son application dans les matières qui le concernent.

Mais la grande différence dans ce dossier est que les Wallons n'ont pas été partie prenante des négociations, alors que le Québec l'a été. Il a eu un représentant permanent au sein de l'équipe de négociateurs canadiens. Contrairement au gouvernement wallon, celui du Québec a tout su de l'évolution du texte au fur et à mesure.

Défendant le projet bec et ongles, Philippe Couillard s'est envolé discrètement jeudi soir pour la Belgique. Le premier ministre s'est par ailleurs entretenu ces derniers jours par téléphone avec le président français François Hollande, avec Rudy Demotte, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et avec le solide ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, a appris Le Soleil. Des efforts faisant partie d'un plan d'action élaboré avec Ottawa.

Malaise au PQ

Des péquistes ont ressenti un malaise lorsqu'ils ont entendu Jean-François Lisée soutenir qu'il existait une pratique établie par laquelle un service de police informait un chef de parti représenté à l'Assemblée nationale qu'une plainte avait été déposée contre l'un de ses élus ou contre un membre de son personnel politique - et que la chose s'était produite à au moins trois reprises lorsque le Parti québécois était au pouvoir. Des péquistes n'en revenaient pas.

Ils ont estimé que M. Lisée était allé un peu trop loin pour tenter de nuire à Philippe Couillard, qui a soutenu n'avoir rien su de l'affaire Sklavounos avant qu'elle n'éclate publiquement.

L'existence d'un protocole a été niée par les services de police. En soi, l'affaire paraît troublante à plusieurs, compte tenu du mur qui doit exister entre la police et le politique. On sait qu'il n'est pas étanche, mais une «pratique» établie?

Jean-François Lisée a refusé de se dédire. Avec l'art qu'on lui connaît, il est parvenu à faire évoluer son discours jour après jour.

Il a fini par réclamer une loi qui forcerait les parlementaires, les membres du personnel politique, voire des hauts fonctionnaires à informer leur patron de la tenue d'une enquête policière à leur sujet dès lors qu'ils le sauraient - pas nécessairement au moment où une plainte serait déposée par un citoyen, donc.

Électoralisme...

Des élections partielles seront déclenchées la semaine prochaine dans les circonscriptions de Marie-Victorin, Verdun, Saint-Jérôme et Arthabaska.

Électoralisme? Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, était à Victoriaville, vendredi. Il a annoncé  l'agrandissement de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska.

Dans Saint-Jérôme, la Coalition avenir Québec fait circuler des publicités dans lesquelles on lit qu'elle veut «une baisse d'impôt de 1000 $ par famille» et que le PQ, lui, n'en veut pas.

Des baisses d'impôt! La CAQ en fait son crédo depuis longtemps. Elle l'a remartelé avant et après la mise à jour économique et financière présentée par le ministre Carlos Leitão.

La CAQ voit dans ce crédo une marque distinctive. C'est un terrain que tentera toutefois de lui disputer de plus en plus le gouvernement d'ici les prochaines élections générales, en octobre 2018. Deux budgets seront présentés d'ici là, ainsi qu'au moins un autre exercice de mise à jour économique et financière.

La CAQ, le PQ et Québec solidaire continueront de dire que le gouvernement a augmenté le fardeau fiscal plus qu'il ne l'a réduit et plus qu'il ne le réduira, et qu'il a davantage étranglé les services publics qu'il y réinvestira.

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