Steven Blaney se lance dans la course à la direction du Parti conservateur

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(Lévis) «Marie, we have a deal.» Après avoir obtenu l'accord de sa femme, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, doit maintenant convaincre les militants du Parti conservateur du Canada (PCC) qu'il est «le meilleur candidat» pour succéder au chef démissionnaire, Stephen Harper.

«Je me présente au poste de chef du Parti conservateur pour devenir le prochain premier ministre du Canada.» Celui qui a été ministre des Anciens Combattants et ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile a fait l'annonce de sa candidature, dimanche, à Lévis, au cours d'un événement de son association de circonscription. Il devient ainsi le septième prétendant au poste de chef du PCC.

«La sécurité, la prospérité et la stabilité» sont les thèmes que compte exploiter le candidat d'ici l'élection prévue en mai 2017. Il a cependant refusé de les détailler pour l'instant. «J'ai l'intention de faire une campagne constructive qui va amener des idées pour faire réfléchir la population canadienne. J'ai également l'intention de faire une campagne responsable. Je suis un conservateur. On sait qu'on peut parfois, si on s'emporte, perdre le cadre budgétaire. Donc, j'ai une équipe autour de moi très rigoureuse.» 

La question de l'identité sera aussi au coeur de sa campagne, ce qu'il appelle le «Canadian way of living». «Vous savez, pour moi, l'identité, c'est important. Quand j'entends notre premier ministre actuel dire qu'on n'a pas d'identité, c'est ridicule. Je suis fier de ce que nous sommes et nous devons le préserver.» 

Il a donné quelques indices des pierres d'assise qui constituent pour lui l'identité canadienne: la démocratie et la liberté, l'égalité des sexes et une saine gestion publique. Dans la réaffirmation de ces principes, M. Blaney a demandé une minute de silence en hommage aux deux victimes des deux attentats terroristes de l'automne 2014 survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa. De plus, une militante de longue date du PCC est venue témoigner de la fragilité des droits acquis par les femmes au fil des ans.

Au passage, le député Blaney a critiqué ce qu'il décrit comme des dérives du gouvernement Trudeau. «Une dérive budgétaire de 34 milliards $ de déficit annoncé, une dérive identitaire où on sacrifie nos principes au nom d'une tolérance qui vire à la compromission, une dérive globaliste où on se met à plat ventre et où on fait de la business sans respecter nos principes et faire respecter nos droits [...]»

Bernier, pas un ennemi

Pour lui, la candidature de son voisin de la circonscription de Beauce, Maxime Bernier, ne change rien à son objectif. Et pas question d'abdiquer, voyant cette course à la chefferie comme «une opportunité exceptionnelle pour le Parti conservateur de trouver un nouvel élan». «J'ai effectué trois fois la traversée du Saint-Laurent; j'ai commencé la traversée, j'ai l'intention de me rendre jusqu'à l'autre bout de la rive [jusqu'au vote].»

Au sujet du député Bernier, il s'est contenté de souligner le fait qu'ils avaient tous deux des points communs sur la gouvernance. «M. Bernier et moi, on a des visions semblables au niveau de la responsabilité. On a horreur des hausses de taxes. On a horreur des déficits.»

M. Blaney doit être présent lundi matin à Ottawa pour faire une première annonce officielle en lien avec sa campagne.

Une premier appui... sénatorial

Le sénateur Jean-Guy Dagenais appuie Steven Blaney en devenant coprésident de sa campagne.

M. Dagenais connaît bien le candidat Blaney. Ils ont eu l'occasion de travailler ensemble lorsque le député de Bellechasse était ministre de la Sécurité publique et M. Dagenais, président de l'Association des policiers provinciaux du Québec.

«Je peux dire que nous avons des atomes crochus. La réflexion n'a pas été longue. On partage les mêmes idées, les mêmes valeurs», soutient le sénateur. C'est sans hésiter qu'il a accepté de devenir le coprésident de sa campagne.

Le sénateur Dagenais trouve en M. Blaney des qualités qui feraient de lui un excellent chef. «C'est quelqu'un d'authentique et de responsable. Il ne change pas d'idée. Moi, je n'aime pas quelqu'un qui dit quelque chose et son contraire le lendemain. Il a été un bon soldat et démontre qu'il peut être un excellent général parce qu'il est rassembleur.»

De plus, il croit être dans l'intérêt du PCC d'élire un candidat québécois. «Je considère que si le parti veut faire une percée au Québec, il se doit d'avoir un candidat qui provient du Québec.» Pour faire un peu d'histoire, M. Dagenais aimerait bien aider à l'élection de M. Blaney, comme l'avait fait le regretté sénateur Pierre-Claude Nolin pour Brian Mulroney lorsqu'il a été élu à la tête du Parti conservateur de l'époque.

Enfin, le sénateur Dagenais, ancien candidat conservateur dans Saint-Hyacinthe, région qu'il considère comme le terreau agricole de l'est du Canada, se montre sensible par la politique de protection de gestion de l'offre envisagée par M. Blaney. «À partir de là, je lui ai dit: "Je veux faire partie de ton équipe."»

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