Jean-Yves Duclos: un an en cinq temps

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Jean-Yves Duclos se félicite que son gouvernement ait répondu aux demandes prioritaires de la région de Québec. «Mais il y a encore du travail à faire», estime-t-il.

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(Québec) Il y a un an ces jours-ci, la vie de l'économiste et professeur à l'Université Laval Jean-Yves Duclos a changé. Élu par une courte majorité dans la circonscription de Québec, le libéral est devenu ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social dans le gouvernement de Justin Trudeau. Le Soleil a joint mercredi le politicien à Quito, en Équateur, où il participait au sommet Habitat III des Nations Unies sur le Nouvel agenda urbain. L'élu fédéral a dressé son propre bilan de ces 12 mois au pouvoir.

1. Promesses régionales (presque) remplies

D'entrée de jeu, Jean-Yves Duclos se félicite au bout du fil que son gouvernement ait répondu aux demandes prioritaires de la région de Québec, comme un centre de prédédouanement à l'aéroport de Québec et un financement récurrent pour l'Institut national d'optique. Les libéraux ont aussi confirmé l'anneau de glace, investi dans Le Diamant et la place des Canotiers, énumère-t-il. «Mais il y a encore du travail à faire», estime M. Duclos, notamment pour l'Institut nordique, un centre regroupant des spécialistes du Nord à l'Université Laval. Ottawa s'est engagé pour 30 millions $ des 75 millions $ requis. «Mais j'ai bon espoir qu'avec l'alignement des planètes, on connaîtra un bon dénouement», a avancé M. Duclos sans détailler d'échéancier.

Jean-Yves Duclos assure que la collaboration avec le... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Jean-Yves Duclos assure que la collaboration avec le maire Régis Labeaume est «toujours respectueuse».

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

2. La «patience» du maire Labeaume

S'il y a un dossier qui a donné lieu à quelques flammèches, c'est bien celui de la peinture du pont de Québec. En mai, le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est dit «furieux» de la proposition du fédéral d'utiliser les 75 millions $ promis d'Ottawa pour le pont à d'autres projets d'infrastructure. M. Labeaume estimait aussi que les libéraux avaient rompu leur promesse et a pris Jean-Yves Duclos à partie, l'invitant à «se battre» et à avoir «du courage». Des tensions? «Tout processus exige un peu de patience», commente M. Duclos lorsque questionné sur les commentaires de l'énergique maire de Québec. «Il faut reconnaître que des tensions émergent parfois lorsqu'il est question d'argent. Personne ne dit "youppi!"» a-t-il illustré. Mais le ministre fédéral n'en dira pas plus, assurant que la collaboration avec M. Labeaume est «toujours respectueuse».  Quant à un autre dossier chaud au rayon du transport, le fameux train à grande fréquence, M. Duclos promet de mobiliser les troupes pour que le projet de VIA lie Québec jusqu'au centre-ville de Montréal maintenant que cette perspective semble remise en question. 

3. Des bancs de prof aux banquettes des Communes

«Dans mon ancienne vie, je passais 80 % du temps à parler et 20 % à écouter. Maintenant, c'est l'inverse», lance Jean-Yves Duclos, passé de professeur d'économie à l'Université Laval à député fédéral, puis à ministre il y a un an. Il dit apprécier écouter des gens de tous les horizons pour mieux cerner les enjeux et les dossiers. Mais les décisions et les réactions, elles, doivent venir rapidement. Les questions des médias viennent de partout. «On a peu de temps de réaction sur un dossier», dit-il de ce rythme aux antipodes de la vie intellectuelle d'un chercheur.  

4. Le crédit aux jeunes familles, dossier express

Inconnu de la population canadienne, Jean-Yves Duclos s'est mine de rien vu confier la première réforme du gouvernement Trudeau : l'Allocation canadienne pour enfants. «J'étais un peu nerveux», reconnaît le politicien de 51 ans à propos de ce mandat que lui a confié Justin Trudeau dès son assermentation comme ministre. «C'était un beau défi. Il fallait redessiner six mesures différentes en une seule prestation. Mais tout a bien fonctionné», dit-il à propos de cette politique élaborée en six mois à peine. «Je suis fier personnellement que ce programme ait un impact réel, dit-il. Mon parcours d'économiste m'a aidé, mais c'est un travail d'équipe.»

Jean-Yves Duclos ne tarit pas d'éloges pour son... (Archives La Presse Canadienne, Peter Power) - image 3.0

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Jean-Yves Duclos ne tarit pas d'éloges pour son chef, le premier ministre Justin Trudeau.

Archives La Presse Canadienne, Peter Power

5. «Ému» par Trudeau, le chef superstar

Inévitable à l'heure du bilan : que pense Jean-Yves Duclos de son omniprésent chef, roi des égoportraits, premier ministre cool dont la cote de popularité ne se dément pas? «Sincèrement, depuis un an, je suis régulièrement ému de le voir agir. Il parle avec son coeur et il m'impressionne par son intelligence», lance sans détour le ministre qui ne tarit pas d'éloges pour Justin Trudeau. «Sur la scène internationale, le Canada attire une attention incroyable. Le Canada est dorénavant vu comme ouvert sur les autres et optimiste.»

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