Neutralité religieuse: Legault évoque Trump et un «risque de dérapage»

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Le chef caquiste François Legault évoque le spectre du candidat républicain Donald Trump.

AP, Brennan Linsley

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(Québec) Le chef caquiste François Legault évoque le spectre du candidat républicain Donald Trump et le «risque de dérapage» pour inciter le gouvernement de Philippe Couillard à étoffer son projet de loi sur la neutralité religieuse.

«Tant qu'on ne réussira pas à encadrer ce qu'on appelle entre autres les accommodements religieux, il va y avoir un risque de dérapage. Ce qu'on voit aux États-Unis avec M. Trump, bien on n'est pas à l'abri de ça.»

«Mais si on veut éviter un dérapage, c'est important et urgent d'encadrer, de dire aux Québécois, là : Voici ce qui est permis, puis voici ce qui n'est pas permis.»

-Certains pourraient-ils avancer que la France, qui a été loin dans les interdits et les prescriptions de toutes sortes en la matière, n'est pas pour autant exempte de dérapages?

«Oui, a rebondi François Legault. Mais là, la France est allée très loin.»Elle ne constitue pas nécessairement un bon exemple aux yeux du chef caquiste.

François Legault a en tête le cas «des étudiants qui n'ont pas le droit de porter un hijab dans une classe».

Reprise des débats

Les consultations sur le projet de loi sur la neutralité religieuse ont commencé mardi -16 mois après la présentation du projet de loi stipulant que les services de l'État québécois doivent être offerts et reçus «à visage découvert».

Une règle qui exclut de facto -pas pour des raisons religieuses, mais pour des motifs de sécurité et de communication, dit le gouvernement- le port de vêtements comme la burqa ou le niqab.

La caquiste Nathalie Roy a relancé le débat ouvert il y a 16 mois et des années auparavant. «Le gouvernement libéral est incapable de mettre sur papier le consensus minimal qui était ressorti de Bouchard-Taylor, c'est-à-dire d'interdire le port de signes religieux aux personnes en position d'autorité, comme nous le demandions», a-t-elle dit.

«Actuellement, avec le projet de loi 62 tel qu'il est rédigé, ça signifie que les policières pourront porter le voile, que les enseignantes pourront porter le tchador.»

«Quel est le problème ?»

«Quel est le problème de ce que porte un individu?», a plus tard demandé la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.

«Tant et aussi longtemps que la personne qui offre les services n'est pas influencée par l'appartenance ou la non-appartenance à une croyance religieuse, il n'y a pas de problème. La neutralité religieuse, elle ne s'affiche pas par l'apparence, elle s'affiche par le contenu de la prestation du service.»

Mme Vallée estime que «la population appuiera l'approche du projet de loi qui se veut pragmatique».

Il est fondé, dit-elle, «sur des convictions qui rassemblent plus qu'elles ne divisent» et respecte les principes inscrits dans les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés. «Ce n'est pas une charte sur le linge», lance-t-elle.

Le Parti québécois soutient que le projet de loi ne va pas suffisamment loin. Il devrait au moins inclure l'interdiction du port de signes religieux pour les citoyens exerçant des fonctions de coercition, comme les policiers et les juges, insiste-t-il.

Mais ses députés pourraient tout de même voter en faveur en considérant qu'il s'agit d'un petit pas dans la bonne direction.

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