René Lévesque se serait opposé à la Charte, affirme Lucien Bouchard

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Semblant s'en prendre au nouveau chef, Jean-François Lisée, Lucien Bouchard a évoqué une dérive sur les questions identitaires.

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(Québec) L'ex-premier ministre Lucien Bouchard affirme que René Lévesque se serait opposé à la Charte des valeurs du gouvernement Marois et qu'il se serait particulièrement inquiété des débats actuels sur l'identité au Parti québécois. Semblant s'en prendre au nouveau chef, Jean-François Lisée, il a évoqué une dérive sur ces questions.

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En soirée jeudi, après le colloque sur René Lévesque, Jean-François Lisée et le candidat défait Alexandre Cloutier ont soupé ensemble pour ce qui devait être un «souper de la réconciliation».

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L'ex-chef du Parti québécois a eu des mots très durs dans un discours qu'il a prononcé jeudi soir lors d'un colloque sur René Lévesque, au Musée national des beaux-arts du Québec. M. Lévesque se serait inquiété, selon lui, que son parti cherche à exclure des immigrants.

«Je me permets de penser qu'à l'instar de Jacques Parizeau, il aurait pris ses distances d'avec la malencontreuse Charte des valeurs. De même, certains débats qui secouent depuis quelque temps le Parti québécois l'auraient à mon avis troublé. Il s'inquiéterait de tout dévoiement identitaire, craignant l'effet d'exclusion qu'en subiraient les nouveaux arrivants et les minorités issues de l'immigration», a déclaré Lucien Bouchard.

Présent dans la salle, Jean-François Lisée n'a eu d'autre choix que de reconnaître leurs divergences. «On a des divergences sur certains aspects et des convergences sur d'autres. Je l'ai aussi entendu parler de l'importance de ne pas déclencher un référendum qu'on pourrait perdre. Alors, il y a à boire et à manger. Je suis très zen; je suis très à l'aise avec mon ami Lucien. Il enrichit la discussion collective.»

Sur le fond, M. Lisée a dit se souvenir que M. Lévesque «considérait qu'il y avait beaucoup trop d'immigrants à son époque».

Dans son allocution, M. Bouchard s'en est particulièrement pris, sans la nommer, à Martine Ouellet, qui, pendant la course à la succession de Pierre Karl Péladeau, a accusé ses collègues de ne chercher qu'à gouverner une province. Il y voit une façon de «rabaisser» les élus québécois et ce qu'ils peuvent accomplir.

Il a insisté sur le fait que, même à la tête d'une province, le Parti québécois a accompli de grandes choses -de la Charte de la langue française à l'équité salariale en passant par l'assurance médicaments, a-t-il dit.

Deux caucus coup sur coup

Outre la toute première rencontre qu'ils tiendront ensemble vendredi à l'Assemblée nationale, et qui a formellement été annoncée, les députés péquistes se réuniront aussi en caucus dimanche à Victoriaville.

À 10h30 vendredi matin, les députés du Parti québécois ont collectivement rendez-vous avec Jean-François Lisée dans une salle de l'Assemblée nationale. Dans les coulisses, on parle du caucus de la réconciliation. Seuls les élus y seront admis. Il n'est pas prévu que du personnel de l'opposition officielle assiste à ce huis clos.

Le deuxième caucus, celui de dimanche, dans la circonscription d'Arthabaska, viserait, indique-t-on, à préparer plus spécifiquement la stratégie parlementaire du Parti québécois.

Les séances des périodes des questions reprendront mardi après une interruption de 10 jours. Ce sera alors le tout premier face-à-face entre Jean-François Lisée à titre de chef de l'opposition officielle et le premier ministre Philippe Couillard.

En mai 2015, la toute première intervention de Pierre Karl Péladeau au Salon bleu avait porté sur l'économie. Il avait proposé au gouvernement libéral «de convier les acteurs socioéconomiques à un important rendez-vous» afin de «définir les moyens et les priorités d'un véritable plan de croissance durable».

Des gagnants et des perdants

Le nouveau chef du Parti québécois dévoilera officiellement dans quelques heures les rôles qu'il a décidé d'attribuer à ses collègues. On saura qui héritera de postes dits d'«officiers».

M. Lisée devrait aussi commencer à redistribuer les dossiers dont des députés sont les critiques et les porte-parole.

À l'interne, plusieurs s'attendent notamment à ce que le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, prenne du galon ou encore que la représentante de Taschereau, Agnès Maltais, hérite d'une autre responsabilité que celle de porte-parole en matière de laïcité. Elle a croisé le fer avec le candidat Lisée sur cette question durant la course à la direction.

En soirée jeudi, après le colloque sur René Lévesque, Jean-François Lisée et le candidat défait Alexandre Cloutier ont soupé ensemble pour ce qui devait être un «souper de la réconciliation».

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