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«Je ne suis pas un motard», se défend l'ex-conseiller de Pascal Bérubé

Gino Boucher affirme que ce n'est pas parce... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Gino Boucher affirme que ce n'est pas parce qu'il s'est produit lors d'un spectacle pour les Death Messengers qu'il appartient pour autant à ce groupe de motards.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) L'ex-conseiller politique Gino Boucher veut remettre les pendules à l'heure : il ne fait pas partie d'un gang de motards criminels. Congédié par le député Pascal Bérubé pour avoir accepté de chanter et de jouer de la musique lors du récent «party annuel des Death Messengers», l'homme se dit très triste de l'ampleur que cette affaire a prise.

Il admet qu'il a commis une erreur de jugement et, selon lui, il en paie largement le prix. «J'ai des jeunes enfants et une famille», souligne Gino Boucher lors d'un échange accordé par messagerie électronique au Soleil. «Tu dois comprendre que nous, tout ce qu'on souhaite, c'est que tout ce cirque s'arrête. Je souhaite passer à autre chose en vitesse!

«Je suis très craintif et aussi très dégoûté par la déformation médiatique qu'ont faite certains journalistes sur mon dos, continue-t-il. Il y en a un qui a dit, dans sa chronique, que j'étais lié au club de motards, ce qui est totalement faux!»

Malgré notre insistance pour savoir si lui et les membres de son groupe de hard rock, Obskur, savaient qu'ils allaient être payés par les Death Messengers après leur prestation, il répond : «Je ne connais pas la gestion de leurs affaires. Mais, il y a eu vente et prévente de billets pour ce spectacle qui, soit dit en passant, était ouvert à tous et à toutes.» Selon nos sources, le groupe Obskur aurait été payé comptant par les Death Messengers, qui possèdent une section au Bas-Saint-Laurent.

Yvan Ross, membre en règle des Death Messengers, un groupe affilié aux Hells Angels, figurait parmi les organisateurs de l'événement, a réagi sur Internet. «Expliquez--moi quelque chose», écrit-il sur sa page Facebook. «Une personne joue à un party de motards et elle perd sa job... Mais, le premier ministre, lui, se fait prendre en photo avec des terroristes et ça, c'est acceptable. Un petit mot pour vous, les journalistes qui espionnez ma page FB, allez vous faire enculer par un truck de vidanges. Vous êtes des osties de rapaces qui, pour du cash, détruisez la vie des gens.»

Une affiche du «party annuel 2016» des Death... - image 2.0

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Une affiche du «party annuel 2016» des Death Messengers

Amer, mais pas rancunier

Gino Boucher affirme connaître des membres des Death Messengers, mais il n'y voit aucun mal. «J'en connais deux, mais je ne les fréquente pas, justifie-t-il. Ce sont des connaissances, point à la ligne. En comparaison, je connais des médecins et je ne suis pas lié à l'Ordre des médecins!»

Finalement, dans toute cette histoire, Gino Boucher dit ressentir de l'amertume. «Je suis amer parce que je n'ai pas voulu faire de tort à personne», exprime-t-il. Il n'a cependant aucune rancoeur envers son ancien patron, Pascal Bérubé, qui est un ami d'enfance. Au contraire, il s'inquiète des conséquences que pourrait avoir son erreur sur la réputation du député de Matane-Matapédia. Il s'excuse auprès de lui et de son équipe. «Les dommages sont terribles», estime-t-il.

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