«Mad Max» Bernier fâché contre le gouvernement Trudeau

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La publication dans les pages Instagram et Facebook du candidat à la direction du Parti conservateur du Canada, Maxime Bernier, s'accompagne d'une photo du film de science-fiction culte Mad Max, on l'on a ajouté par montage le visage du député de la Beauce sur le corps de l'acteur Mel Gibson.

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(Québec) «Appelez-moi Mad Max». C'est le surnom que s'attribue lui-même le député et aspirant-chef conservateur, Maxime Bernier, dans une publication sur ses pages Facebook et Instagram, lundi.

La publication s'accompagne d'une photo du film de science-fiction culte «Mad Max», on l'on a rajouté par montage le visage du député de la Beauce sur le corps de l'acteur Mel Gibson.

«Vous savez, certaines personnes aiment m'appeler Mad Max, comme dans le film. Ils pensent peut-être que c'est une insulte», apprend d'abord Bernier à son auditoire avant d'expliquer les raisons de sa colère : le gouvernement libéral de Justin Trudeau.

«C'est vrai. Je suis fâché. Je suis fâché du gaspillage gouvernemental. Je suis fâché à propos d'un gouvernement qui emprunte de l'argent sur le dos des générations futures, au profit des grandes entreprises», écrit-il, dans la langue de Shakespeare, avant de poursuivre en majuscules.

«Je suis fâché que les Libéraux soient en train de ruiner l'économie du pays et le futur de la nation.»

Maxime Bernier invite ensuite les électeurs à l'appuyer dans la course à la chefferie du Parti conservateur. 

Mi-sérieux, mi-moqueur

La publication a été accueillie avec un mélange de sérieux et de moqueries par les internautes. Maxime Bernier n'en est pas à sa première publicité colorée. L'an dernier, un «jingle» composé spécialement pour faire la promotion du député était devenu viral, sur le web.

En réponse à ceux qui se moquaient de sa publication, dont Nick Kouvalis, directeur de campagne de sa rivale Kellie Leitch, l'aspirant-chef s'est dit «absolument pas» déstabilisé. Bernier estime que sa tactique fonctionne. «Lorsque j'ai sorti mon «jingle» pendant la campagne électorale, tout le monde en a ri, et moi aussi, d'ailleurs. On savait que l'air était un peu quétaine, et c'était voulu.»

«Et là, aujourd'hui, si les gens peuvent rire de ça, tant mieux, mais le message passe. Et c'est ce qui est important: lorsque vous en parlez, vous devez expliquer pourquoi Maxime Bernier est fâché, et donc le message que je veux prôner est en train de passer», a ajouté le candidat.

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