Lessard attribue le «tir groupé» contre lui à ses réformes aux Transports

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Laurent Lessard, qui était au Congrès de la FMQ jeudi, s'est étonné de la conjoncture qui l'amène à se défendre quotidiennement d'une nouvelle allégation de conflit d'intérêts.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Laurent Lessard fait un lien entre les réformes qu'il a entreprises au ministère des Transports du Québec (MTQ) et les controverses éthiques qui lui collent à la peau.

Le ministre s'est étonné, jeudi, de la conjoncture qui l'amène à se défendre quotidiennement d'une nouvelle allégation de conflit d'intérêts. «Ce que je ne comprends pas, c'est que je suis le même gars qu'il y a un mois et demi, lorsque j'étais [ministre] à la Forêt, a remarqué M. Lessard. Soudainement, qu'est-ce qui se passe quand j'arrive au ministère des Transports? Tout ce tir groupé là. Et qu'est-ce qu'il y a dans mon mandat? Changer les règles sur l'octroi de contrats.»

Le ministre-député de Frontenac dit ne vouloir présumer de rien. Il évoque simplement la «coïncidence», assure-t-il. Mais il jure qu'il ira au bout des changements qui doivent être faits au MTQ et qu'il y mettra «tout son coeur».

M. Lessard dit avoir déjà modifié les exigences en matière de performance, de reddition de compte, de dépistage précoce des contrats qui ne vont pas bien au MTQ. Il demande à être immédiatement avisé des dossiers litigieux. «C'est fini, la compilation de fin d'année où on dit : "Monsieur le Ministre, les dépassements, c'est comme ça, et il est trop tard parce que les travaux sont finis"», affirme M. Lessard. 

Alors que son retrait du Conseil des ministres est réclamé à l'unanimité par les partis d'opposition, M. Lessard défend son comportement dans chacun des dossiers qui lui sont reprochés. Il est «normal» à son avis que son ex-conseiller et ami Yvon Nadeau ait cumulé différentes fonctions alors qu'il était à l'embauche de son bureau de circonscription. Il assure n'avoir jamais transgressé les règles lorsque sa conjointe était à l'emploi d'une entreprise d'économie sociale qui a reçu des subventions du ministère dont il avait la responsabilité. Il jure aussi qu'il ne «connaissait pas» l'ex-organisateur libéral John MacKay, qui dirigeait la Société d'habitation du Québec au moment où les subventions ont été versées.

«J'ai toujours respecté les règles», martèle-t-il, avant de répéter qu'il s'en remet au jugement du commissaire à l'éthique.  

Son patron, le premier ministre Philippe Couillard, lui a réitéré sa confiance, jeudi. Les questions sur le sujet semblent commencer à l'irriter. «Il n'y a rien à ajouter là-dessus, a dit le premier ministre. [...] Il va travailler. C'est un bon ministre. J'ai besoin de lui avec les municipalités et dans les régions.»

Retrait demandé

Pour la députée péquiste Agnès Maltais, le ministre Lessard défend «hors de toute décence l'hyperactivité de son employé» Yvon Nadeau. Elle souhaite qu'il se retire du Conseil des ministres «le temps qu'on fasse la lumière sur toutes les allégations à son endroit». «C'est sérieux, l'affaire des chalets, a-t-elle lancé. C'est sérieux, l'affaire Pyrobiom. C'est sérieux, l'affaire Innoltek.»

La Coalition avenir Québec demande une enquête de la vérificatrice générale «pour s'assurer que de toute la transparence dans ces dossiers».

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