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Des cibles d'immigration bientôt officielles

Au printemps, la ministre Kathleen Weil a proposé... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Au printemps, la ministre Kathleen Weil a proposé que le Québec accueille 51 000 personnes immigrantes en 2017, ainsi qu'en 2018, et a suggéré de faire croître cet objectif à 52 500 personnes en 2019.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le gouvernement de Philippe Couillard se fixera sous peu quant au nombre d'immigrants à accueillir au Québec. Tout indique que la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, confirmera en novembre que les propositions qu'elle a soumises au débat en juin deviendront des cibles officielles.

Dans le document de consultation qu'elle a présenté au printemps, Kathleen Weil a proposé que le Québec accueille 51 000 personnes immigrantes en 2017, ainsi qu'en 2018, ce qui correspond au niveau moyen des admissions des dernières années. Elle a suggéré de faire croître cet objectif à 52 500 personnes en 2019.

En entrevue avec Le Soleil, la ministre ne confirme pas elle-même que ses propositions seront celles officiellement retenues par le gouvernement. C'est le Conseil des ministres dans son ensemble qui doit statuer là-dessus. Mme Weil suggère toutefois que sa recommandation sera claire.

Et elle insiste pour dire que lors de la commission parlementaire qui s'est déroulée sur le sujet en août, les personnes et les groupes entendus ont très majoritairement appuyé ses propositions. Elle évoque un «très, très large consensus» et une «adhésion», non seulement «des acteurs économiques» - qui espéraient des niveaux d'immigration plus importants encore que ceux proposés -, mais aussi des syndicats, des élus régionaux et des groupes communautaires. «Tout le monde embarque avec cette planification et nos orientations», déclare-t-elle.

Le plan officiel sera présenté à l'Assemblée nationale le 1er novembre. Il zoomera sur l'année 2017. Il comprendra l'objectif d'accueil global et s'attardera à la «composition» de l'immigration, entre autres au nombre de personnes qui devront connaître le français à leur arrivée et au pourcentage d'immigrants entrant dans la catégorie des travailleurs qualifiés.

D'ici là, le Conseil des ministres devra avaliser le plan officiel et ses orientations. La ministre Kathleen Weil souligne que «tout le monde [au Conseil des ministres] a entendu ce que moi, j'ai entendu» en commission parlementaire.

Stabilité

La Coalition avenir Québec a réclamé une baisse de 20 % du nombre d'immigrants au Québec. Son chef François Legault a sommé le gouvernement Couillard de refaire ses devoirs. Selon lui, le Québec ne doit pas accueillir plus de 40 000 immigrants par année.

Officiellement, le Parti québécois est contre toute augmentation par rapport à la moyenne des dernières années, qui a été de 50 000. Le député Jean-François Lisée, candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau, fait bande à part. Il soutient que ce chiffre de 50 000 est trop élevé.

Ni la CAQ ni Jean-François Lisée n'auraient fait infléchir le gouvernement, donc. Ce dernier estimerait être dans le bon équilibre en misant sur une «stabilité» relative au cours des trois prochaines années.

Kathleen Weil conteste par ailleurs l'affirmation de M. Lisée et d'autres selon laquelle l'immigration n'a qu'un impact marginal sur l'économie. «Ça contredit tout ce qu'on entend. Lorsque je vais dans les régions, par exemple, on me sensibilise à des pénuries de main-d'oeuvre», rétorque-t-elle.

L'hiver dernier, dans un échange au Salon bleu, Philippe Couillard avait accusé François Legault «de souffler sur les braises de l'intolérance». Quelque temps auparavant, le premier ministre avait accrédité le chiffre de 60 000 immigrants par année, un objectif passé à la trappe depuis, mais qu'avait dénoncé M. Legault.

Dans son document de consultation de juin, Kathleen Weil avait dit craindre que des hausses trop importantes par rapport aux dernières années n'engendrent des réactions de rejet chez une partie des Québécois. «Une progression plus importante du nombre de personnes immigrantes poserait des défis accrus sur le plan de leur intégration, ainsi que de leur participation à la société d'accueil dans ses diverses dimensions et pourrait mener à la remise en question par certaines personnes de l'apport de l'immigration à l'enrichissement et au développement du Québec», y lit-on.

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