La patronne du FMI, une gauchiste, critique Tony Clement

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La présidente du FMI, Christine Lagarde, était à Ottawa pour une rencontre avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, mardi.

La Presse canadienne, Adrian Wyld

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Halifax

Le candidat conservateur Tony Clement fait peu de cas de l'appui de Christine Lagarde au plan économique libéral, accusant la présidente du Fonds monétaire international (FMI) de propager des idées gauchistes.

Selon le député ontarien, en épousant les idées économistes de gauche, le gouvernement de Justin Trudeau a accouché d'un plan qui tuera des emplois en faisant exploser les dépenses.

Et si Christine Lagarde le soutient, elle se range derrière «une idéologie gauchiste», et «elle a tort», car ce n'est «pas la voie à suivre», a-t-il martelé avant d'entrer dans la salle de réunion du caucus conservateur.

Lorsqu'on lui a fait remarquer que le FMI et sa présidente n'étaient pas exactement des figures de proue de la gauche, Tony Clement a dit qu'il se «fichait» de qui émanaient ces félicitations.

«Si tu mets de l'avant des théories fondées sur une idéologie gauchiste qui se traduit par plus de taxes et plus de dépenses, ça ne créera pas d'emplois . Et je défendrai toujours cela», a-t-il persiflé.

Son colistier Maxime Bernier n'est pas allé aussi loin, mais il a lui aussi minimisé les louanges formulées par celle qui a été ministre de l'Économie au sein du gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy, en France.

«C'est une keynésienne - théorie économique inventée par John Maynard Keynes selon laquelle l'implication active des gouvernements est la meilleure façon d'assurer la vitatlité économique -, elle croit que les dépenses vont créer plus de richesses, mais c'est plutôt l'épargne et l'investissement qui vont créer la richesse», a plaidé le député de Beauce

«Le FMI a une position, et c'est une position que je ne partage pas - inciter les pays à dépenser de l'argent», a-t-il enchaîné.

«Vous avez vu ce que ça a fait après la crise de 2007-2008, plusieurs pays ont dépensé de l'argent qu'ils n'avaient pas et actuellement, sont dans des positions financières et économiques difficiles», a conclu M. Bernier.

Propos diplomatiques?

La porte-parole du Parti conservateur en matière de Finances, Lisa Raitt, a abondé dans le même sens, suggérant que la présidente du FMI avait tenu ces propos simplement pour des raisons diplomatiques.

«Elle est venue, elle a félicité le gouvernement au pouvoir. Elle a dit de belles choses de notre gouvernement, elle dit de belles choses sur ce gouvernement. Elle essaie probablement d'être diplomate», a dit la candidate pressentie à la succession de Stephen Harper.

«C'est très bien qu'elle soit venue ici (...) Par contre, c'est une chose de venir nous dire que c'est bien de dépenser, mais c'est une autre chose de venir nous dire comment nous allons le rembourser», a insisté Mme Raitt.

En visite à Ottawa, mardi, Christine Lagarde a félicité le gouvernement Trudeau pour son approche économique, qui colle selon elle avec celle que préconise l'institution internationale.

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