Course à la chefferie du PQ

Le ciment est presque pris, croit Cloutier

S'il croit que la course à la chefferie... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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S'il croit que la course à la chefferie peut encore réserver des surprises, Alexandre Cloutier est assuré que la plupart des péquistes ont déjà fait leur choix.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La course n'est pas aussi serrée que certains le pensent, soutient Alexandre Cloutier, qui croit que la plupart des membres ont déjà arrêté leur choix et s'intéresseront donc moins aux prochains débats.

En entrevue éditoriale au Soleil, l'aspirant chef et député de Lac-Saint-Jean a dit recevoir tous les lundis les résultats d'un coup de sonde effectué auprès de 2000 membres du Parti québécois (PQ). 

«Tout ce que je peux vous dire, c'est que lorsque mon ami Bernard [Drainville] a laissé entendre qu'il y avait égalité [avec Jean-François Lisée], j'ai pu dire avec beaucoup de conviction que c'était loin de la réalité, a déclaré M. Cloutier. Et je peux encore dire avec beaucoup de conviction que c'est loin de la réalité.»

La course demeure une «boîte à surprises», précise-t-il. La maladie de Véronique Hivon en est une démonstration éloquente. Ceci étant, «la tendance est très bonne», a affirmé M. Cloutier.

Les débats tenus jusqu'ici ont déjà permis d'exposer les points de vue des candidats sur plusieurs sujets, a noté l'avocat constitutionnaliste de 39 ans. «Le niveau d'intérêt et d'attention à mon avis n'ira pas en croissant, a-t-il indiqué. J'ai l'impression qu'il va plutôt aller en décroissant. [Dimanche], on a passé une heure sur l'indépendance. À un moment donné, les positions sont connues et les membres sont aptes à prendre une décision.»

Dans les faits, la course au PQ a débuté au moment de la démission de Pierre Karl Péladeau. «Ça fait cinq mois qu'on est en élection, a noté M. Cloutier. À mon avis, 85 % à 90 % des militants ont pris position à ce stade-ci. De sorte que les débats... Ça prend des éléments importants pour faire changer d'idée les gens.»

Moins de «retenue»

À mesure que le jour du scrutin approche, il est normal que les esprits s'échauffent et que le ton monte en débat, a dit M. Cloutier. Il y a beaucoup moins de «retenue» que lors de la dernière course. Mais il insiste sur le respect et l'admiration qu'il porte à la «détermination» de Martine Ouellet, «l'intelligence» de Jean-François Lisée et la «fraîcheur» de Paul St-Pierre-Plamondon. «Si, demain matin, je deviens chef, ils vont tous avoir un rôle important pour la suite des choses», a promis M. Cloutier.

Ceux qui le taxent d'ambiguïté référendaire n'ont pas pris «la peine de lire» sa proposition, croit-il. Un chef souverainiste a le «devoir» de se garder «le plus de scénarios possibles ouverts». Son «approche à visière levée» à l'écossaise répondra aux questions des Québécois sur le projet de pays, notamment au sujet de la monnaie et l'armée, promet-il. Les péquistes décideront ensuite en conseil national six mois avant l'élection s'ils iront de l'avant avec un référendum. «C'est ce qu'on a toujours fait au PQ, défend M. Cloutier. J'ai consulté beaucoup d'anciens et on m'a expliqué comment M. [Jacques] Parizeau a procédé à l'époque.»

Le niveau de préparation actuel est insuffisant pour promettre un référendum dans un premier mandat. Les huit chantiers qu'il propose doivent pallier cette lacune. Mais il faudra aussi sentir un désir populaire. «Il y a quand même un contexte politique, dit-il. On peut bien penser qu'on a le meilleur projet au monde, encore faut-il que les gens aient participé; ensuite il y a notre capacité de mobilisation, et après, est-ce que la population est intéressée par ce qu'on porte.»

Le candidat Cloutier, qui a été l'un des premiers à tourner le dos à la Charte des valeurs, estime que le PQ peut encore attirer les communautés culturelles. «Mon objectif est de faire comprendre aux Néo-Québécois que le PQ a changé comme le Québec a changé», a affirmé M. Cloutier.

Les craintes d'un attentat terroriste sont légitimes, mais ne doivent pas être amalgamées avec les enjeux de laïcité de l'État ou de l'immigration. «Je ne gagnerai jamais une élection sur le dos de la peur, a lancé M. Cloutier. Jamais. Je ne ferai pas une campagne électorale en faisant peur aux gens.»  Avec la collaboration de Jean-Marc Salvet

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