Cloutier revoit sa position sur la laïcité

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Alexandre Cloutier a affirmé qu'il est prêt à permettre aux enseignants de porter des signes religieux, ce qu'il refusait l'an dernier lors de sa première course à la direction.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Drummondville

Le candidat à la direction péquiste Alexandre Cloutier a revu deux éléments de sa position en matière de laïcité après un débat, mardi, où il a attaqué son adversaire Jean-François Lisée à ce sujet.

M. Cloutier a affirmé qu'il est prêt à permettre aux enseignants de porter des signes religieux, ce qu'il refusait l'an dernier lors de sa première course à la direction.

«Je suis prêt à laisser tomber cet élément-là si ça nuit au consensus, a-t-il dit en entrevue téléphonique après le débat. Son application pourrait être difficile.»

Durant un débat où il a accusé M. Lisée d'avoir une position divisive en matière de laïcité, M. Cloutier a également indiqué qu'il permettrait aux personnes en autorité déjà à l'emploi de l'État, comme les juges et les policiers, de porter des signes religieux, en vertu d'une «clause grand-père» à laquelle il s'opposait l'an dernier.

«Jamais sous la direction d'Alexandre Cloutier quiconque va perdre son emploi dans la fonction publique parce qu'il porte un signe religieux», a-t-il assuré.

Aux journalistes, M. Cloutier a répété qu'aucun fonctionnaire en position d'autorité ne porte actuellement de signe religieux. Son entourage a ensuite précisé que devant cette éventualité, une «clause grand-père» pourrait s'appliquer.

Dans un point de presse qui a suivi, M. Lisée, qui n'hésiterait pas à congédier un juge ou un policier continuant de porter des signes religieux, a souligné que M. Cloutier a changé sa position concernant la «clause grand-père».

«Il était prêt à mettre à la porte des enseignants, la clause grand-père n'était pas une bonne idée, ça créait de la division, a-t-il dit. Je suis très content qu'il ait changé d'avis sur ce sujet.»

Les candidats étaient au Cégep de Drummondville, pour un débat devant environ 150 personnes réunies dans le café étudiant de l'établissement.

Peu avant la conclusion des échanges, M. Cloutier a critiqué l'approche de M. Lisée, qui prévoit une interdiction des signes religieux aux fonctionnaires en postes d'autorité et une approche incitative pour les employés de l'État.

«Non seulement tu dis qu'il y a trop d'immigration au Québec, mais tu arrives avec une version 3.0 de la charte, a-t-il dit. Ce que tu dis c'est que dorénavant on va inscrire sur les murs un affichage sur les signes religieux et que les gens vont décider ce qu'ils doivent ou non porter.»

M. Cloutier a estimé que l'approche incitative dans le reste de la fonction publique ouvre la porte aux problèmes.

«Avec une telle approche, ça va mener à la division, à des chicanes», a-t-il dit.

Lors des points de presse suivant le débat, la candidate Martine Ouellet a exprimé le même point de vue au sujet de la proposition de M. Lisée.

«Il utilise ce dossier pour essayer de faire une 'ballot question', je pense que c'est la tactique de 2014 et vous avez vu le résultat, a-t-elle dit. Je pense que ce n'est pas la chose à faire dans un dossier aussi humain.»

Mme Ouellet a accusé MM. Lisée et Cloutier de vouloir faire une course à deux en concentrant les échanges entre eux.

«J'ai quand même été surprise et là on se rend compte qu'Alexandre et Jean-François essaient de faire une course à deux, a-t-elle dit. Et je trouve ça désolant de voir que déjà ils présument des résultats parce qu'on n'a aucun indicateur permettant de connaître l'intention des membres du Parti québécois.»

Par ailleurs, durant les échanges, tous les candidats ont plaidé pour un retour des cours d'histoire au cégep.

Mme Ouellet a accusé les libéraux d'avoir agi de façon obscurantiste en abolissant ce cours annoncé par les péquistes.

Paul St-Pierre Plamondon a également accusé les libéraux de négliger la vérité historique.

«Il faut évacuer le mensonge si on veut se rendre au projet de pays, a-t-il dit. Tant qu'on accepte tacitement la place du mensonge dans la gestion de notre économie, de notre État, dans les communications aux citoyens et dans nos écoles, c'est difficile d'avoir confiance en nous-mêmes.»

M. St-Pierre Plamondon a également soutenu que l'insuffisance d'éducation à la citoyenneté témoigne d'une volonté de réduire l'esprit critique.

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