Lisée dénonce la «démagogie» de Cloutier

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Jean-Francois Lisée n'a clairement pas apprécié la façon dont Alexandre Cloutier a ramené une proposition de privatisation d'une partie d'Hydro-Québec.

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(Sherbrooke) Alexandre Cloutier use de «démagogie» contre ses adversaires de la course et prépare une crise au PQ qui fera le régal des libéraux, a dénoncé dimanche Jean-François Lisée.

Le débat du PQ tenu à Sherbrooke a donné lieu aux échanges les plus acrimonieux depuis le début de la course. Cinq thèmes au menu: économie, finances publiques, développement durable, PQ et indépendance. Des tirs croisés entre candidats ont donné lieu à des échanges virils.

M. Lisée n'a pas goûté à la tactique du camp Cloutier qui, comme lors du dernier débat, lui a remis à la figure certaines de ses propositions passées. Cette fois, l'idée de privatiser une partie d'Hydro-Québec pour financer des soins de santé et d'éducation a refait surface.

M. Lisée a déploré la «démagogie» du candidat Cloutier qui a complètement fait abstraction du contexte «comme s'il était dans un autre parti et qu'il voulait défaire la crédibilité d'un membre du PQ». «Moi, je ne ferai pas ça, Alexandre», a admonesté M. Lisée. Il lui a aussi désapprouvé son manque de «bienséance» quand il s'en est pris à lui lors d'un échange où il n'avait pas le droit de réplique.

Un moment fort du débat s'est produit quand M. Lisée a reproché à M. Cloutier de «manger du temps» pour l'empêcher de répondre. «Eille, tu poses une question, écoute la réponse, a ordonné M. Lisée. [...] Pour un gars qui veut représenter l'avenir, tu as l'air de t'attacher pas mal au passé.» Le modérateur Gilles Gougeon, ex-journaliste à Radio-Canada, a dû couper les micros pour mettre fin à l'un de leurs échanges. Le candidat Paul St-Pierre-Plamondon a insisté pour que les débats se fassent «sans se pointer du doigt individuellement».

«S'il y en a un qui peut parler du passé du PQ allègrement, c'est moi, parce que je n'ai pas de bilan à défendre», a noté M.St-Pierre-Plamondon.

M. Cloutier s'est défendu en plaidant que les membres ont le droit de savoir où il loge sur ses anciennes propositions. La privatisation partielle d'Hydro-Québec, que M. Lisée a fini par renier, dimanche, est exposée dans un livre toujours en vente en librairie, a-t-il plaidé.

«Je pense qu'il est tout à fait légitime de rappeler les positions qui ont été défendues, a dit M. Cloutier. [...] En tant que député, je porte entièrement mes propos.»

M. Cloutier n'a pas laissé Martine Ouellet lui faire deux fois des reproches dans le dossier d'Anticosti. Contrairement au dernier débat, il a contre-attaqué avec vigueur. «Ce qui m'agace profondément, c'est que c'est toi qui étais ministre des Ressources naturelles, a rappelé M. Cloutier. [...] Je ne prendrais jamais des décisions contre mes valeurs, mes principes, et jamais je ne vais signer un contrat dans lequel je ne crois pas.»

La députée de Vachon a été huée par l'assistance lorsqu'elle a à nouveau rejeté sur Pauline Marois la responsabilité du contrat signé avec Hydrocarbures Anticosti. Elle juge pourtant n'avoir rien fait de mal en exposant un «fait» qui a déjà été rendu public. «Je pense que c'est parce qu'il y avait des députés qui étaient présents dans le devant de l'assistance» qu'il y a eu des huées, a-t-elle avancé.

Positions référendaires

Les quatre candidats se sont asticotés sur les positions référendaires respectives. Martine Ouellet a qualifié Jean-François Lisée de «bonhomme sept heures» qui a gobé «les arguments de peur» du camp fédéraliste. M. Lisée juge qu'elle se dirige aveuglément vers le «mur» du refus massif des Québécois de tenir un référendum.

Paul St-Pierre-Plamondon reproche à Mme Ouellet de qualifier les autres de «provincialistes» alors que son approche prévoit un référendum «quelques mois» avant la sienne.

M. Lisée estime qu'Alexandre Cloutier prépare un «traumatisme» au PQ avec son intention de dire six mois avant l'élection si un référendum sera tenu. «Ça risque de créer un déchirement majeur, prévoit M. Lisée. Et si toi, tu dis qu'il ne faut pas de référendum et que les membres disent le contraire, de quoi tu vas avoir l'air dans un débat avec Philippe Couillard?»

La table est mise pour les prochains débats qui auront lieu le 18 septembre à Drummondville, le 25 septembre à Montréal et possiblement le 3 octobre à Québec.

Le choix du prochain chef du PQ sera connu le 7 octobre. Le dévoilement aura lieu à Lévis. Seuls les membres péquistes pourront participer au vote qui se déroulera entre le 5 et le 7 octobre.

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