Parti conservateur: Brad Trost prêt à rouvrir le débat sur l'avortement

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le représentant de la droite sociale dans la course à la direction du Parti conservateur, Brad Trost, a l'intention d'inclure dans sa plateforme des mesures qui rouvriraient le débat sur l'avortement.

Le Saskatchewanais, qui n'a pas encore officiellement déposé sa candidature, dit avoir l'intention de jouer à visière levée à ce chapitre, estimant que les «débats ne sont jamais véritablement clos».

Les députés conservateurs auraient toujours le droit de voter librement sur des enjeux moraux, mais «tout le monde saurait que le leader est antiavortement», a exposé M. Trost en entrevue.

Le député d'arrière-ban prévoit intégrer à sa plateforme des mesures socialement conservatrices qui, selon lui, sont appuyées par une majorité de Canadiens.

Il a cité en exemple deux projets de loi qui ont déjà fait l'objet d'une étude au Parlement, soit celui sur les avortements sélectifs en fonction du sexe et un autre criminalisant le fait de «blesser un enfant à naître ou causer sa mort lors de la perpétration d'une infraction».

En catimini

Ces deux propositions sont largement considérées comme des tentatives de rouvrir en catimini le débat sur l'avortement au Canada.

Le député Trost, qui prévoit faire campagne sous le slogan «100 pour cent conservateur», compte officialiser sa candidature dans les prochaines semaines.

Il a profité de l'entrevue téléphonique pour inviter l'ancien ministre Peter MacKay à en faire autant.

Car selon lui, l'ex-député de la Nouvelle-Écosse a déjà commencé à faire campagne sans avoir annoncé publiquement sa décision.

«On peut le constater dans ses discours. Peter sait s'il se lance ou pas. Et comme il n'a pas dit qu'il y renonçait, c'est clair qu'il ira», a-t-il soutenu à l'autre bout du fil.

Cinq candidats sont actuellement sur la ligne de départ officielle: Maxime Bernier, Michael Chong, Tony Clement, Kellie Leitch et Deepak Obhrai.

Les deux derniers, unilingues anglophones, ont profité de l'été pour suivre des cours de français au Québec, selon des photos qu'ils ont publiées sur leur fil Twitter.

Le français de Brad Trost laisse à désirer, et il en est conscient.

«Comme mon professeur m'a dit, ma grammaire, c'est un problème», a-t-il lâché dans un français approximatif, avant de demander que l'entrevue se déroule dans la langue de Shakespeare.

Il compte poursuivre son apprentissage du français, car selon lui, «c'est un (prérequis) pour un candidat qui se présente pour le poste de chef d'un parti national de parler les deux langues».

Le Parti conservateur prévoit un total de cinq débats entre candidats, dont trois bilingues et un exclusivement en français, qui devrait se tenir au Québec en janvier ou en février.

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