Les aspirants à la direction du PQ à la recherche de squelettes

Paul St-Pierre Plamondon, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Paul St-Pierre Plamondon, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Jean-François Lisée durant le premier débat à Montréal, mardi

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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(Québec) Les candidats à la chefferie du Parti québécois (PQ) ont fouillé le passé des uns et des autres pour y dénicher les quelques pelures de banane lancées mardi lors du premier débat de la course.

Devant les étudiants de l'Université de Montréal, les aspirants-chefs ont montré qu'ils ont fait leurs devoirs. Ils ont soigneusement étudié la feuille de route de leurs principaux adversaires à la recherche de contradictions.

Martine Ouellet a été la première à sortir les griffes. Les candidats se contentaient jusque-là de passer leur message et d'accuser de mille maux le gouvernement libéral.

La députée de Vachon a alors attaqué Alexandre Cloutier dans le dossier des hydrocarbures. Elle lui a reproché son vote en faveur des trois forages sur l'île d'Anticosti, en février, alors qu'il assure maintenant être contre l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste. «T'es rendu où sur Anticosti?» a bravé Mme Ouellet.

Elle-même a dû se défendre d'avoir été la ministre des Ressources naturelles lors de la signature du contrat avec le consortium Hydrocarbure Anticosti. «Vous savez que ce contrat-là s'est signé directement avec Pauline Marois», a-t-elle justifié.

M. Cloutier s'est concentré sur celui que les sondages donnent au deuxième rang, Jean-François Lisée. Il a remis sous le nez de la «machine à idées» Lisée quelques-unes de ses propositions mises sur la place publique au fil des ans : des droits de scolarité modulables, une hausse de la taxe de Bienvenue pour freiner l'étalement urbain, une augmentation à 60 $ par jour dans les CPE pour les plus fortunés.

M. Lisée s'est d'abord amusé que l'équipe de M. Cloutier se soit précipitée sur ses anciens livres. «On avait noté une augmentation des ventes ces derniers jours, on se demandait pourquoi», a lancé le député de Rosemont.

Sur le fond, il dit avoir fait le tri dans les idées qu'il défend depuis 20 ans pour améliorer le Québec. «Il y en a que je ne trouve plus intéressantes, déphasées face à la réalité, reconnaît-il. [...] Je suis imparfait. Vous ne saviez pas ça?»

Pour sa part, M. Lisée a cherché à coincer M. Cloutier sur sa mécanique référendaire. Il estime que le député de Lac-Saint-Jean n'est pas assez clair sur la façon dont il décidera, le temps est venu, s'il faut ou non tenir un référendum.

«C'est important parce qu'il demande aux membres de lui faire confiance pour cette décision essentielle et il ne dit pas comment» il la prendra, déplore M. Lisée.

Les Québécois vont savoir à quoi s'en tenir avant l'élection, assure M. Cloutier. Les membres du PQ se prononceront sur l'opportunité d'un référendum à travers les instances du parti, prévoit-il.

Phrases-chocs 

De son côté, Paul St-Pierre-Plamondon a eu quelques phrases-chocs qui ont plu aux quelque 250 étudiants venus entendre les candidats. Par exemple, le projet souverainiste doit devenir assez rassembleur pour plaire aux communautés culturelles, a-t-il noté. «Avez-vous déjà tenté de forcer quelqu'un à avoir du fun dans un party?» a-t-il imagé.

Fermement campée chez les pressés, Mme Ouellet a utilisé presque tous les thèmes du débat pour faire la promotion de la souveraineté. M. Cloutier promet de dévoiler sa stratégie référendaire au moins six mois avant la prochaine élection, Jean-François Lisée croit qu'il faut attendre le mandat de 2022, tout comme Paul St-Pierre-Plamondon, mais uniquement si 45 % de la population est alors favorable à la tenue d'un référendum.

«J'ai bien fait ressortir que les autres candidats s'en vont gérer une province, a analysé Mme Ouellet. [...] Les autres sont provincialistes.»

Le débat organisé par l'aile jeunesse du PQ à l'Université de Montréal a été la première occasion pour les candidats de croiser le fer devant public pendant la course. L'exercice n'a pas viré à la foire d'empoigne. Au moins deux autres débats organisés par le parti sont à l'horaire, le 11 septembre, à Sherbrooke, et le 25 septembre à Montréal. Un autre exercice du genre, organisé par le journal Le Devoir, doit aussi être tenu à Québec. Il est aussi convenu qu'un débat soit organisé au Saguenay, probablement à Chicoutimi.

Seuls les membres du PQ ont droit de voter pour le prochain chef. Il sera connu le 7 octobre.

Autres rounds à venir

Le débat organisé par l'aile jeunesse du Parti québécois (PQ) à l'Université de Montréal a été la première occasion pour les candidats de croiser le fer devant public pendant la course. L'exercice n'a pas viré à la foire d'empoigne. Au moins deux autres débats organisés par le parti sont à l'horaire, le 11 septembre à Sherbrooke, et le 25 septembre à Mont­réal. Un autre exercice du genre, organisé par le journal Le Devoir, doit aussi être tenu à Québec. Il est également convenu qu'un débat soit organisé au Saguenay, probablement à Chicoutimi. Seuls les membres du PQ ont le droit de voter pour le prochain chef. Il sera connu le 7 octobre.

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