Vente de RONA: l'ex-chef de cabinet Ouellet comparaît, mais pas Jacques Daoust

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Le ministre démissionnaire Jacques Daoust

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(Québec) L'ex-chef de cabinet Pierre Ouellet sera interrogé aujourd'hui par les députés sur la vente des actions de RONA par Investissement Québec (IQ), mais pas le ministre démissionnaire Jacques Daoust.

En séance de travail, ce matin, les députés de la commission de l'Économie et du Travail (CET) ont débattu des ajouts à faire à la liste des invités à entendre pour faire la lumière sur la vente du quincaillier à l'américaine Lowe's.

Le vice-président de la commission, le député libéral Robert Poëti, a plaidé que la version de M. Daoust a déjà été entendue. Il ajoute qu'il pourrait être invité plus tard, si le besoin s'en fait sentir.

Les oppositions déplorent que les sept députés libéraux se sont objectés à la comparution de l'ex-ministre, qui a aussi été à la tête d'IQ, et d'un ex-dirigeant de RONA, M. Robert Dutton.

«On cherche à protéger qui?»

Pour le péquiste Alain Therrien, un ordre a été donné par le cabinet du premier ministre pour empêcher des témoignages importants. «On cherche à protéger qui?», demande le député péquiste.

Le témoignage de M. Ouellet aura lieu vers 16h.

Les députés cherchent à savoir si le gouvernement Couillard a donné son feu vert à la liquidation par IQ d'un bloc d'action de RONA d'une valeur de 140 millions $ fin 2014. Sans cette propriété, le gouvernement n'avait aucun levier pour empêcher la vente du quincaillier en 2016. Une transaction qui a été réalisée de façon «consensuelle» entre les parties, a souvent indiqué le premier ministre Couillard.

Ivestissement Québec

Jeudi, le premier à être entendu par les députés a été Mario Albert, président-directeur général d'IQ entre juin 2013 et août 2014.

Il a été à la tête d'IQ au moment où l'organisation s'est départie d'un premier million d'action de RONA, en décembre 2013.

Mais, a-t-il expliqué, il s'agissait à l'époque de revenir sous le seuil maximal de 10% de prise de participation que s'était fixé IQ qui faisait partie d'une «minorité de blocage» avec d'autres investisseurs institutionnels et particuliers québécois.

Même si la loi ne l'y oblige pas, M. Albert soutient qu'il aurait consulté le pouvoir politique s'il avait envisagé liquider l'ensemble du bloc d'actions. «J'aurais recommandé de consulter le ministre pour m'assurer que c'est compatible avec les orientations du gouvernement, a indiqué M. Albert. (...) C'est une décision importante.»

Au moment où il a quitté ses fonctions, en août 2014, IQ n'avait pas de plan de vente de ses parts dans RONA, dont le plan de restructuration «fonctionnait».

Pendant six mois, M. Albert a «cohabité» avec Jacques Daoust, qu'il a remplacé à la tête d'IQ. Lors de cette période, ils ne se sont parlés que «deux ou trois fois», M. Daoust «n'était pas dans la bâtisse» et touchait son salaire sans vraiment jouer son rôle de conseiller, a relaté M. Albert.

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