Lien entre discours péquistes et attentat: Barrette présente ses excuses

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(Québec) Le ministre de la Santé Gaétan Barrette n'a pas tardé à s'excuser, mercredi, pour des propos qui semblaient lier l'attentat du Métropolis à l'offre politique du Parti québécois.

Invité à réagir en début de journée au verdict de culpabilité sans préméditation du procès de Richard Henry Bain, le ministre Barrette s'est avancé en anglais sur un terrain glissant.

«J'aurais aimé que ça ne se produise pas, a-t-il déclaré. Mais c'est la société. Quand vous brassez les choses trop, parfois, des choses comme ça vont se produire.»

Pour éviter d'alimenter ce type d'événements, les politiciens doivent s'assurer «que les débats et les discours que nous donnons sont mesurés et précis», a ajouté le ministre.

Les réactions n'ont pas tardé à fuser dans la sphère publique. Dès sa sortie du conseil des ministres, M. Barrette a pris la décision de s'excuser. Ce qu'il a fait, à plusieurs reprises.

«Je suis vraiment désolé», a martelé le ministre de la Santé. «Il n'y avait pas d'intention là-dedans. Je m'incluais là-dedans. Regardez le monde dans lequel on vit. On vit dans un monde où on ne sait pas jusqu'où les choses peuvent aller.»

Jamais il n'a voulu associer l'option souverainiste à ce brassage de «choses» qui peuvent engendrer des gestes comme ceux de M. Bain. «Absolument pas», a assuré le ministre Barrette. «Je dis régulièrement qu'on a la chance de vivre dans une société tolérante, ouverte, où toutes les opinions peuvent être exprimées.»

Le ministre de la Santé s'est excusé plus particulièrement aux familles de deux techniciens impliqués dans l'attentat du 4 septembre 2012, ainsi qu'à l'ex-première ministre Pauline Marois.

«Ça ramène et ça remue encore les événements, a reconnu M. Barrette. Je peux comprendre que des gens ont été potentiellement atteints par la chose et je tiens sincèrement à présenter mes excuses à ceux qui de près ou de loin ont pu être touchés par ces événements.»

Le repentir ministériel n'a pas tiré de larme au chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, qui est «découragé» par M. Barrette. «Je trouve que c'est des propos inqualifiables, inacceptables, a commenté M. Gaudreault. Je n'en reviens pas. Maintenant, c'est au premier ministre d'intervenir. Il doit se dissocier des propos.»

Les excuses du ministre sont en «demi-teintes», soutient Françoise David, de Québec solidaire, qui s'interroge sur leur sincérité. Elle demande au premier ministre Couillard «comment il compte agir pour que les propos grossiers et malheureusement récurrents [de M. Barrette] ne se répètent plus».

À la Coalition avenir Québec, la porte-parole Émilie Toussaint parle de «commentaires extrêmement déplacés» et constate que «ça commence à s'accumuler» dans le cas de M. Barrette.

Les oppositions évoquent l'épisode des excuses formulées à la péquiste Diane Lamarre plusieurs jours après avoir émis des doutes sur son intégrité.

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