Blais envisage la retenue du chèque d'aide sociale comme sanction

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François Blais, ministre de l'Emploi

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(Québec) Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, pousse le projet de loi 70 plus loin. Il entend l'amender de manière à pouvoir retenir le chèque d'aide sociale d'un nouveau bénéficiaire qui ne se présenterait pas à un rendez-vous d'évaluation.

La retenue du chèque est «une pratique qui existe déjà pour des motifs administratifs, explique le ministre. Là, on l'emmènerait à un cran supérieur pour l'évaluation» comme telle, pour le rendez-vous dit «d'évaluation» avec un agent de l'aide sociale.

L'objectif est de rendre cette rencontre obligatoire, dit le ministre. M. Blais ne voit pas d'autre solution que d'établir cette nouvelle sanction pour que cette rencontre ait lieu au moment convenu ou qu'elle ait tout simplement lieu.

«On n'ira pas chez les gens avec des armes...», laisse-t-il tomber devant Le Soleil pour justifier la pertinence de l'idée de retenir le chèque d'aide sociale.

François Blais estime qu'inscrire cette possibilité dans le projet de loi qu'il défend depuis plusieurs mois à l'Assemblée nationale «aurait un effet important».

Les députés de l'Assemblée nationale ont repris l'étude du projet de loi visant, selon son titre, «à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi ainsi qu'à favoriser l'intégration en emploi».

Retrait exigé

Le Parti québécois et Québec solidaire, ainsi que la Coalition Objectif Dignité exigent le retrait du projet législatif. Ils n'acceptent pas les sanctions financières qui tomberaient sur les bénéficiaires ne s'inscrivant pas dans un parcours du programme Objectif emploi ou qui manqueraient à leurs obligations.

«On s'est engagé à des bonifications importantes» pour les participants, fait valoir le ministre. L'adoption du projet de loi 70 permettrait aux premiers demandeurs d'aide sociale de recevoir jusqu'à 260 $ de plus par mois, dit-il.

Mais «les bonnes pratiques» en la matière, insiste-t-il, «c'est aussi qu'il y ait des possibilités de sanctions afin que les gens s'engagent» réellement dans un programme d'employabilité.

«Je comprends que l'opposition est favorable aux bonifications et qu'elle est contre la moindre pénalité, ce qui est problématique parce qu'on l'a déjà fait dans le passé sans résultat.»

«Ce sont des pénalités très mesurées, soutient le ministre. Ce sont les mêmes pénalités qui existent dans les cas de fraudes.» Pour un premier manquement, la pénalité mensuelle serait de 56 $. Pour un deuxième, de 112 $ et, pour un troisième, de 224 $.

Le chèque d'aide sociale pour une personne seule apte au travail est de 623 $ par mois.

François Blais croit que la position du Parti québécois peut encore évoluer. Il relève que le candidat à la direction Alexandre Cloutier «a déjà mentionné il y a quelques années qu'il était en faveur de mesures plus strictes, plus fortes, à l'aide sociale pour les personnes aptes au travail». 

La Coalition Objectif Dignité exhorte le ministre «à retirer son projet de réforme de l'aide sociale et à hausser les montants des prestations afin que les prestataires puissent répondre à l'ensemble de leurs besoins de base».

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