La CAQ est un parti de «droite populiste», dit Gaudreault

Le chef par intérim du Parti québécois, Sylvain... (Archives La Presse Canadienne)

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Le chef par intérim du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, considère que les échanges entre les candidats à la chefferie du parti sont sains et respectueux, même s'ils sont parfois corsés.

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(Québec) «De droite», mais en plus «populiste». La Coalition avenir Québec (CAQ) est un parti de «droite populiste», assène le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Sylvain Gaudreault.

Le PQ s'agace de voir la Coalition avenir Québec chercher à représenter la vraie opposition au gouvernement de Philippe Couillard, alors qu'elle lui ressemblerait par bien des aspects - en plus d'être «populiste».

Comment, partant de là, pourrait-elle représenter une solution de rechange aux libéraux? soulève M. Gaudreault lors d'une entrevue de rentrée politique accordée au Soleil. Il dit vouloir mettre les Québécois en garde.

«On savait déjà que la CAQ était le parti d'un seul homme, de François Legault. Là, maintenant, elle fait la démonstration qu'elle est un parti de droite populiste : les caquistes sautent sur tout ce qui bouge. Ils font des sorties avec des solutions simplistes. C'est du populisme. Il ne faut pas se gêner pour le dire.»

Sylvain Gaudreault fait référence à la sortie la semaine dernière de la caquiste Nathalie Roy, qui a déclaré qu'il faut bannir le port du burkini au Québec. Elle a reçu le soutien de son chef François Legault.

Dans la foulée, le candidat à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée a suggéré la tenue d'un débat sur le port du burkini, de la burqa et du niqab.

La CAQ est de droite parce qu'elle ne croit pas à l'État, rebondit Sylvain Gaudreault. «Ils ont ouvert la porte à la privatisation de la Société des alcools du Québec», s'indigne-t-il en fournissant «cet exemple parmi d'autres».

Nationalisme de «façade»

Le chef intérimaire du Parti québécois ne digère pas le nouveau discours nationaliste du parti de François Legault. Il n'y voit qu'un discours de «façade».

Les caquistes «ne croient pas à la nécessité de se sortir du Canada pour que le Québec puisse aller au plein potentiel de son développement. S'ils ne sont pas pour le Oui, ils sont forcément pour le Non. C'est un nationalisme qui n'est pas capable d'aller au bout de sa logique.»

S'ils «ne représentent pas une alternative aux libéraux», c'est aussi parce qu'ils sont fédéralistes comme eux, dit l'élu de Jonquière. C'est parce qu'ils ont des «affinités avec le gouvernement libéral» qu'autant d'adéquistes et de caquistes sont passés chez les libéraux.

«Pour moi, la CAQ est un parti fédéraliste et populiste de droite», martèle M. Gaudreault pour être certain d'être bien entendu.

Couillard «aux abonnés absents»

Ce détour par la CAQ est motivé par le désir du PQ de représenter la seule solution de rechange au gouvernement de Philippe Couillard. M. Gaudreault prépare le terrain au successeur de Pierre Karl Péladeau.

Les événements qui ont conduit à la démission du ministre Jacques Daoust confirment selon lui que «le gouvernement Couillard a perdu le sens des responsabilités, particulièrement au plus haut niveau».

«On a un premier ministre qui n'est pas investi du sens de l'État, qui est aux abonnés absents.»

La croissance de l'emploi n'est pas celle promise, insiste M. Gaudreault, en spécifiant qu'il s'agit d'un sujet de fond sur lequel son parti se concentrera.

«Échanges corsés, mais corrects»

La course à la direction au PQ n'a pas permis à l'option du Oui de prendre du mieux. Elle est en berne, selon les enquêtes d'opinion. Les chiffres «fluctuent beaucoup», dit le chef intérimaire avant d'ajouter que les convictions du Parti québécois «ne sont pas assujetties à des fluctuations de sondages».

Sur la course comme telle, M. Gaudreault ne pense pas que le niveau de rivalité entre les candidats mette à mal l'unité du parti. «Il y a eu à quelques reprises des échanges corsés entre Jean-­François [Lisée] et Alexandre [Cloutier], et entre Jean-François et Martine [Ouellet]. Mais, jusqu'à maintenant, ce sont des échanges qui sont corrects, normaux, dans le contexte d'une course. Pour l'instant, je trouve que ce sont des débats sains et respectueux.»

Sylvain Gaudreault restera chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale jusqu'à ce que le successeur de Pierre Karl Péladeau soit choisi par les membres du parti le 7 octobre.

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