Vente de RONA: Couillard évite de réitérer sa confiance en Daoust

Jacques Daoust... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Jacques Daoust

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Philippe Couillard reconnaît que des «contradictions» subsistent dans le dossier RONA et évite de réitérer sa confiance envers son ministre Jacques Daoust.

La publication d'un nouvel échange de courriels démontre que le cabinet du ministre a donné son feu vert à la vente par Investissement Québec de son bloc d'actions dans le quincaillier. M. Daoust maintient qu'il n'en a rien su et que son chef de cabinet a donné son aval sans l'en informer.

Le premier ministre Couillard a jusqu'à maintenant dit qu'il prenait «la parole» de son ministre. Interrogé vendredi matin, le chef du gouvernement n'a pas voulu réaffirmer sa confiance envers M. Daoust.

«Depuis le début, j'ai parlé de choses qu'il fallait clarifier, de contradictions à résoudre, a affirmé M. Couillard. Les nouvelles informations qu'on voit soulève des questions sérieuses auxquelles je veux qu'il y ait des réponses sérieuses et rapidement.»

Le premier ministre ajoute que, «techniquement», la transaction n'avait pas à être autorisée. «Mais certainement que la communication semble avoir été incomplète», a affirmé M. Couillard.

Selon le péquiste Alain Therrien, le premier ministre lui-même a les «mains sales» parce qu'il a protégé son ministre sans vérifier s'il disait la vérité.

Le PQ, qui a déjà demandé la démission du ministre Daoust, exhorte maintenant le président de l'Assemblée nationale à statuer qu'un outrage au parlement a été commis lorsque le ministre a nié avoir même été mis au courant de la transaction.

Un dossier «pas joli» qui met à risque des emplois chez les distributeurs et les fournisseurs de RONA, dit M. Therrien, qui montre aussi le premier ministre du doigt. Selon lui, il n'a pas vérifié suffisamment la version de son ministre.

«Lui aussi a fait une erreur, a déclaré M. Therrien. C'est gênant dire :"je me suis fait passer ça en dessous du nez". Philippe Couillard aussi a les mains sales là-dedans. Parce qu'il a fait une erreur de jugement.»

Confirmation par courriel

Dans l'échange de courriels, révélé par TVA, le vice-président principal d'Investissement Québec demande le feu vert du gouvernement pour vendre le bloc de 11,1 millions d'actions de RONA.

«Pourrais-tu nous confirmer par retour de courriel que le MEIE (ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations) est en accord avec cette vente», écrit-il au chef de cabinet Pierre Ouellet. Après avoir accusé réception, ce dernier répond, deux heures plus tard : «Ok».

Cette révélation n'a pas fait changer le ministre Daoust de version. Il continue à assurer qu'il n'a pas autorisé cette vente.

Pour le péquiste Therrien, le ministre Daoust est ni plus ni moins qu'un «menteur». Selon lui, il entache l'ensemble de la classe politique. «Il va continuer à nier une évidence, affirme M. Therrien. Écoutez... Le chef de cabinet vérifie pendant deux heures. Il vérifie auprès de qui? Sa famille? Il vérifie auprès du ministre. Il me semble que c'est une évidence. (...) Est-ce que j'ai une poignée dans le dos, moi?  Un moment donné, il faut arrêter de conter des histoires. Ça n'a pas de bon sens qu'un ministre nous arrive avec des affaires de même.»

Bouc émissaire

À son avis, le chef de cabinet Pierre Ouellet sert de bouc émissaire pour camoufler les erreurs et les mensonges du ministre Jacques Daoust. «C'est clair que c'est une victime, a déclaré M. Therrien. Ils ont posé le singe sur son épaule. (...) Il porte le chapeau à la place du ministre.»

Le péquiste s'insurge que les libéraux se soient objectés à la comparution du ministre Daoust et de son ancien chef de cabinet à la commission parlementaire qui doit éclaircir les circonstances de la vente de RONA. «Comment vous trouvez ça un gouvernement qui refuse la présence des deux principaux (acteurs) dans l'histoire à clarifier? A demandé M. Therrien. Comment on appelle ça? Un gouvernement de transparence?»

La Coalition avenir Québec demande aussi la démission de Jacques Daoust. «À la lumière de ces faits nouveaux, le premier ministre doit poser le seul geste qu'il lui reste à faire : congédier son ministre», a indiqué par communiqué le leader parlementaire François Bonnardel.

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