Le bilinguisme des juges, un «faux débat»

Le bilinguisme des juges à la Cour suprême... (Archives La Presse Canadienne)

Agrandir

Le bilinguisme des juges à la Cour suprême était un engagement électoral du Parti libéral du Canada. Sur la photo, l'ex-ministre de la Justice Peter MacKay s'adresse au plus haut tribunal du pays, en octobre 2015.

Archives La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
Ottawa

Le ministre Jean-Marc Fournier qualifie de «faux débat» celui entourant la définition du bilinguisme fonctionnel qu'exigera Ottawa des candidats au poste de juge à la Cour suprême du Canada (CSC).

Le nouveau processus de nomination concocté par le gouvernement libéral exige des candidats à ce poste qu'ils soient «effectivement bilingues». La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a fait sursauter le chef néo-démocrate Thomas Mulcair en offrant sa définition du nouveau critère de sélection, jeudi dernier.

En réponse à une question de M. Mulcair, elle a dit que c'était l'«exigence qu'un juge soit capable de comprendre des arguments en français à l'oral et à l'écrit sans l'assistance d'un interprète».

À l'issue de la réunion du comité où s'est déroulé cet échange, le leader néo-démocrate s'est montré fort étonné par cette définition «ambigüe» qu'il n'avait «jamais entendue auparavant».

Pour le ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, le problème a simplement été «mal posé», et il en a résulté un «faux débat».

«Si, comme la ministre [Wilson-Raybould] a dit, on comprend l'écrit et l'oral, forcément, on est capables de le parler», a-t-il tranché en entrevue téléphonique, mardi.

Exigences libérales réduites?

Le gouvernement libéral vient-il subtilement d'abaisser ses exigences par rapport au bilinguisme des juges? Le ministre n'a pas voulu répondre directement à cette question.

«De part et d'autre, il y a eu une erreur. De la part de la ministre [...] et de la part des autres d'avoir interprété que tu peux être bilingue sans parler français», a-t-il insisté.

Le ministre espère que le critère du bilinguisme sera un jour enchâssé dans une loi. Mais pour l'heure, il se réjouit de ce pas en avant que vient de faire le gouvernement de Justin Trudeau.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer