Les jeunes libéraux rejettent la parité

Les jeunes libéraux, réunis en congrès, ont battu... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les jeunes libéraux, réunis en congrès, ont battu une proposition visant à ce que le parti présente entre 40% et 60% de candidatures féminines lors de chaque élection.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les jeunes libéraux se sont opposés dimanche à une proposition visant à réclamer du Parti libéral du Québec de 40 à 60% de candidatures féminines lors de chaque élection. Sans rejeter complètement le principe de parité hommes-femmes, la majorité des opposants ont plaidé que la compétence devait primer.

La proposition du comité régional de la région de Québec a accaparé une partie des débats en plénière, dimanche matin, au campus de Notre-Dame-De-Foy. Dans le cahier de charges du congrès, les délégués de la capitale avaient manifesté le désir d'instaurer la parité hommes-femmes au sein du gouvernement.

Affirmant notamment que «le Parti libéral du Québec [PLQ] a toujours été à l'avant-garde de la protection des droits des femmes», ils espéraient que leur parti politique s'engage à «présenter de 40 à 60% de candidatures féminines à chaque élection». Ils ne visaient pas spécifiquement la parité 50-50.

La proposition a finalement été rejetée par la majorité, mais pas à l'unanimité. Ironiquement, davantage d'hommes que de femmes se sont présentés au micro pour débattre de cette motion. «Je vais me permettre de sortir de ma réserve habituelle. Mesdames, on ne vous a pas vues beaucoup au micro depuis le début du congrès. Et là, on parle de vous», a même lancé le modérateur des débats. La proposition en soi a été présentée par un jeune homme de Québec.

Personne ne semblait contre la vertu et les opposants ont presque tous mentionné que la parité était souhaitable. Ils estiment cependant qu'elle ne peut être imposée.

Un représentant de la circonscription Robert-Baldwin a affirmé qu'«instaurer un quota n'était pas la meilleure façon» d'accentuer la présence des femmes au sein du gouvernement, allant jusqu'à qualifier l'idée de sexiste. Un autre a plaidé qu'il valait mieux intéresser les jeunes filles à la chose politique dès le plus jeune âge par des campagnes de sensibilisation plutôt que de forcer l'atteinte d'un plancher. Beaucoup ont fait valoir qu'il ne faudrait pas se priver de candidats compétents qui pourraient être exclus si des quotas étaient établis.

Une jeune femme, en faveur de la motion, a pour sa part soutenu qu'une fourchette de 40% à 60% donnait une marge de manoeuvre suffisante pour sélectionner les candidats les plus compétents.

Cette dernière a été appuyée par une collègue qui s'est montrée plus catégorique. «Il faut des résolutions comme celles-ci pour que le problème soit réglé et qu'on n'ait plus besoin de ce genre de mesures. [...] J'inviterais les gens dans la salle à regarder autour d'eux le manque de représentativité des filles. Il faut adresser le problème», a-t-elle tranché.

Pas de pression

En mêlée de presse après le congrès, le président de la Commission-Jeunesse, Jonathan Marleau, a expliqué que les membres souhaitaient surtout que l'implication des femmes soit le fruit de leur propre réflexion, sans que l'organisation ait à faire pression pour atteindre des objectifs de parité.

Il a rappelé qu'il n'existe aucune fourchette à respecter à la Commission-Jeunesse. M. Marleau a mentionné que le nombre de femmes dans les instances «varie d'une année à l'autre». Pour la prochaine année, sur la vingtaine de postes de délégués régionaux, seuls 17% (4 sur 24) seront occupés par des femmes.

Rien pour ébranler le président de la commission. «On a décidé d'éviter de fonctionner par quotas. On pense que l'implication des femmes ne doit pas être obligée. [...] On préfère laisser la liberté à chaque année aux gens de se présenter», a-t-il dit, précisant que c'était la même approche pour intégrer des personnes issues de minorités culturelles.

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