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Cloutier veut mettre les recteurs au pas

Le candidat à la chefferie du Parti québécois,... (Photothèque Le Soleil)

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Le candidat à la chefferie du Parti québécois, Alexandre Cloutier, veut permettre à la vérificatrice générale du Québec de mettre son nez dans les livres des universités à charte et de limiter le salaire des recteurs.

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(Québec) L'aspirant-chef péquiste Alexandre Cloutier soupçonne que des bonis illégaux ont été versés dans les universités à charte. Il veut permettre à la vérificatrice générale (VG) de mettre son nez dans leurs livres et de limiter le salaire des recteurs.

Le député péquiste de Lac-Saint-Jean a dressé une liste de cas de bonis illégaux versés aux administrateurs des 10 établissements du réseau de l'Université du Québec (UQ) par la VG. Parmi eux, cinq ont versé pour 1,2 million $ en bonis illégaux en un seul exercice financier, souligne M. Cloutier.

S'il accède à la plus haute fonction de l'État québécois, le candidat à la chefferie péquiste promet de légiférer pour étendre les pouvoirs de la VG aux universités à charte privée comme Laval, McGill, Sherbrooke, Montréal.

«Il faut mettre fin à toute forme de revenus ou bonis qui peuvent être considérés illégaux comme malheureusement ça a été le cas de certaines universités dans le réseau de l'UQ et que c'est probablement aussi le cas pour l'ensemble des universités», affirme M. Cloutier au Soleil.

Il est temps de «faire le ménage», affirme le député. La VG pourrait également jeter un oeil à la gouvernance des établissements à charte pour prévenir des dérapages comme ceux de l'îlot Voyageur à l'UQAM ou des projets immobiliers de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

La politique de rémunération des recteurs, y compris leurs avantages sociaux, doit aussi être complètement revue, estime l'aspirant-chef. L'écart entre les salaires versés aux recteurs de l'UQ et des universités à charte est souvent «injustifiable».

«On comprend qu'un recteur doit être reconnu et avoir un salaire attrayant, dit M. Cloutier. Mais on pense qu'il y a des limites.»

Une fourchette salariale qui fixe un plafond devrait être instituée, affirme-t-il. Il faut aussi prendre en compte les avantages, tels que les voitures de fonction, chauffeur, allocations de dépenses et de départ.

«C'est sûr qu'il y a eu des cas abusifs, des situations exagérées, et ça s'inscrit dans une logique où on coupe dans nos universités», déplore le député péquiste.

Nouveaux barèmes

De nouveaux barèmes salariaux pourraient être établis sur la base du nombre d'étudiants ou des budgets de l'institution. Mais les recteurs appartiennent à la «grande famille des serviteurs de l'État» et doivent considérer qu'il y a dans leur travail «une forme d'engagement qui dépasse le cadre financier».

Le candidat à la chefferie fait peu de cas de l'argument de la compétitivité des universités qui doivent bien payer leurs administrateurs pour éviter qu'ils partent vers d'autres cieux.

«Il y a plusieurs nuances à apporter, invoque M. Cloutier. Il y a des universités publiques et des universités privées... Le marché n'est pas aussi international que ce que laissent entendre certains recteurs.»

La majorité des sommes versées aux universités proviennent du trésor québécois, et les mesures proposées visent à «assurer que l'argent qui va à nos universités serve à la diplomation de nos jeunes et soit dépensé le plus efficacement possible».

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