Québec recule sur les pitbulls, déplore le PQ

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Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a formé un comité en juin dernier dans la foulée d'attaques violentes perpétrées par des chiens.

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(Québec) Le gouvernement Couillard s'apprête à faire un recul décevant s'il renonce à interdire les pitbulls au Québec, estime le Parti québécois.

Les révélations de la Presse canadienne sur le rapport préliminaire d'un groupe de travail mis sur pied par Québec sur les chiens dangereux donne à penser qu'aucune race spécifique ne sera bannie.

Le premier ministre lui-même, après la mort atroce de Mme Christiane Vadnais, en juin, sous les crocs d'un pitbull, avait dit que le Québec allait «probablement» suivre l'exemple ontarien de bannissement de l'espèce, rappelle Martin Ouellet, porte-parole péquiste en matière d'affaires municipales.

«Nous sommes déçus du rapport préliminaire», indique M. Ouellet, dont la formation prône l'interdiction de nouveaux pitbulls, et des mesures d'encadrement graduées pour ceux existants.

Le rapport parle «d'encadrer le fait d'en avoir, de légiférer pour les morsures», dit M. Ouellet. «On est dans l'après-coup, déclare-t-il. Il faut se rappeler qu'il y a eu mort de femme dans des conditions tragiques. On dirait qu'on tente de mettre des droits des animaux versus les droits humains.»

Le rapport confidentiel suggère l'adoption d'une loi qui caractérise les chiens dangereux et propose des mesures de protection du public: muselière, stérilisation, dressage, euthanasie. Il parle aussi d'une campagne de sensibilisation et de responsabilisation des propriétaires, ainsi que d'un processus de déclaration pour inventorier correctement les données sur les morsures.

Le pouvoir aux villes?

Le groupe de travail, composé de fonctionnaires des ministères de l'Agriculture, de la Sécurité publique, des Affaires municipales ainsi que des représentants des municipalités et de l'Ordre des vétérinaires, suggère aussi donner aux villes le pouvoir d'adopter des règlements plus sévères.

Après son recul sur l'interdiction pure et simple des pitbulls à Québec, le maire Régis Labeaume a plaidé pour que les municipalités aient la «capacité légale réelle» d'appliquer leurs règles. Il a déploré l'obligation d'obtenir un mandat de la cour pour effectuer la saisie d'un chien.

Le député péquiste s'expliquerait mal que Québec laisse les villes à leur sort alors qu'elles lui ont demandé de se pencher sur la question. «Est-ce qu'un pitbull serait moins dangereux à Québec qu'à Baie-Comeau? demande M. Ouellet. J'ai un peu de misère. Je suis père de jeunes enfants. Il va falloir que je m'informe dans quelle rue, dans quelle villes les règlements existent?»

Au cabinet du ministre Martin Coiteux, on insiste sur le caractère préliminaire du rapport dont la version finale doit lui être remise à la fin du mois. La Coalition avenir Québec souhaite aussi attendre le dépôt du rapport avant d'en commenter le contenu.

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