Elizabeth May ne tient plus à être chef du Parti vert

Elizabeth May, qui dirige le Parti vert du Canada... (Archives La Presse Canadienne, Chad Hipolito)

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Elizabeth May, qui dirige le Parti vert du Canada depuis 10 ans, souhaite laisser sa place à quelqu'un d'autre, tout en continuant de camper son rôle de simple députée, a-t-elle confié au quotidien torontois The Globe and Mail.

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La Presse Canadienne
Montréal

Elizabeth May souhaite ardemment qu'une autre personne la remplace comme chef du Parti vert du Canada, mais elle croit qu'elle occupera encore ce poste aux prochaines élections fédérales prévues à l'automne 2019.

Celle qui dirige le parti écologiste canadien depuis 10 ans souhaite laisser sa place à quelqu'un d'autre, tout en continuant de camper son rôle de simple députée de Saanich-Gulf Islands, en Colombie-Britannique, a-t-elle confié au quotidien torontois The Globe and Mail.

Mme May a fait cette révélation alors que le congrès du Parti vert du Canada se déroule cette fin de semaine à Ottawa.

Elizabeth May, âgée de 62 ans, a candidement reconnu qu'elle n'adorait pas son rôle de chef de parti, ni même la politique en général. Elle s'est dite plus engagée comme représentante au Parlement des citoyens de sa circonscription qu'à titre de chef de parti.

Mme May a été élue leader du Parti vert en 2006.

«Ce n'est certes pas quelque chose que je recommanderais à un ami. Ce n'est pas une partie de plaisir, c'est terrible», a-t-elle soutenu, en riant.

Solide appui du parti

Mme May bénéficie toutefois d'un solide appui des membres de son parti. Elle a obtenu l'aval de près de 94% des membres plus tôt cette année lors de la révision de son leadership.

Cependant, elle est prête à jeter l'éponge comme chef si une autre personne se montre intéressée à la direction du Parti vert.

Le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, qui s'était présenté comme candidat du Parti vert aux dernières élections fédérales, ne s'étonne pas de ce souhait exprimé par Mme May.

Celui qui avait tenté de se faire élire dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis croit cependant que son amie de longue date sera difficile à remplacer.

«Comme elle est la seule représentante du Parti vert [du Canada] élue, elle a une charge de travail absolument incroyable, a-t-il souligné. Quand on additionne à ça toutes les responsabilités qu'implique le fait d'être chef de parti, ça devient d'autant plus incroyable.»

Candidats possibles

André Bélisle estime que David Coon, le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, qui siège à l'Assemblée législative de la province maritime, serait un candidat intéressant. Il croit qu'il faudra toutefois attendre la fin du congrès du Parti vert pour en savoir davantage sur les ambitions et les intentions de ses membres.

Le président de l'AQLPA juge par ailleurs que la météorologue et ancienne employée de CBC Claire Martin ferait une bonne candidate. Celle-ci avait brigué le poste de députée dans la circonscription de North-Vancouver aux élections de 2015.

«Elle est très compétente, charismatique et elle parle un très bon français», a dit M. Bélisle.

L'ancien candidat des verts dans Verchères, le comédien et environnementaliste Jici Lauzon, a également évoqué la possible candidature de Claire Martin pour succéder à Elizabeth May.

Il a toutefois ajouté que, n'étant plus aux premières loges de l'implication politique, il n'était pas au courant des aspirations actuelles des membres du parti.

M. Lauzon a toutefois souligné l'importance, pour la personne qui serait amenée à exercer la fonction de chef, d'être bilingue et d'avoir des connaissances étendues sur la panoplie d'enjeux qui diffèrent d'une province à l'autre.

«C'est grand, le Canada. Quand on évoque les préoccupations de l'Ouest, elles ne coïncident pas toujours avec celles de l'Est. Par exemple, il y a des gens plutôt loin du Québec qui ne font pas vraiment la distinction entre le golfe du Saint-Laurent et le fleuve Saint-Laurent.»

Quoiqu'il advienne, Elizabeth May doit continuer de siéger au Parlement, croit André Bélisle, puisqu'elle y est selon lui «la seule voix vraiment indépendante sur les questions d'environnement et sur d'autres enjeux sociaux».

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