Accord entre le Canada et l'UE: le Royaume-Uni plaide pour une adoption rapide

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Le Royaume-Uni demeurera soumis aux traités européens tant et aussi longtemps que les négociations en vue de sa sortie ne seront pas entamées, a rappelé le haut-commissaire du pays au Canada, Howard Drake.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Le Royaume-Uni fera tout en son pouvoir pour accélérer l'entrée en vigueur de l'accord économique et commercial d'échange global (AECG) du Canada avec l'Union européenne (UE), a indiqué le haut-commissaire du pays au Canada, Howard Drake.

Les électeurs britanniques ont récemment voté pour le retrait de leur pays de l'UE. Le Royaume-Uni demeurera soumis aux traités européens tant et aussi longtemps que les négociations en vue de sa sortie ne seront pas entamées, a rappelé le haut-commissaire. Le processus devrait durer plus de deux ans.

Entre-temps, le Royaume-Uni appuie l'accord entre le Canada et l'UE qui doit entrer provisoirement en vigueur plus tard cette année, a soutenu M. Drake.

L'entrée en vigueur provisoire fera en sorte qu'environ 90% des clauses de l'AECG seront applicables avant la ratification par les 28 pays membres de l'UE.

«L'échéancier pour que tout cela survienne est plutôt ambitieux, mais nous serons là pour aider à mettre les choses en branle», a-t-il dit.

La déclaration de Howard Drake concorde avec celle de la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland. Celle-ci a affirmé que ses homologues européens lui avaient assuré que la majeure partie de l'entente s'appliquerait dès l'automne prochain, quand le Parlement européen aura apposé sa signature.

Les eaux s'étaient toutefois embrouillées quand le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, avait dit à la presse que des négociations pour un accord bilatéral avec le Canada allaient bon train.

Howard Drake ne s'est pas prononcé sur la question, dimanche, mais il a néanmoins répété que le Royaume-Uni, dans sa position actuelle, ne peut pas négocier des ententes de libre-échange en toute indépendance de l'UE.

Discussions fructueuses

Le haut-commissaire a par ailleurs ajouté que, lors de sa visite à Londres, la ministre Chrystia Freeland avait eu des discussions fructueuses avec son homologue britannique. «Nous avons eu de bonnes discussions avec plusieurs de nos alliés de partout dans le monde, dont plusieurs avec lesquels nous sommes liés par d'importantes relations commerciales. Le Canada en fait partie», a précisé M. Drake. Les négociations du Royaume-Uni avec l'UE sont prioritaires, a-t-il ajouté.

Les Britanniques ne disposaient pas, jusqu'à maintenant, de leurs propres négociateurs, ayant cédé le terrain à l'UE lors de son adhésion, il y a 43 ans.

Plusieurs analystes estiment par ailleurs que le processus de retrait pourrait s'avérer plus long, puisqu'au fil du temps, le Royaume-Uni a développé des liens étroits avec l'UE.

Récemment portée à la tête du gouvernement pour remplacer David Cameron, la première ministre Theresa May a dit qu'elle n'avait pas l'intention d'ouvrir les pourparlers du Brexit avant que des objectifs clairs soit établis, ce qui selon elle prendra un an.

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