Québec envisagera une baisse d'impôt à l'automne

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Le ministre des Finances, Carlos Leitão

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(Québec) Le gouvernement Couillard décidera à l'automne si une partie des surplus engrangés l'an passé servira à baisser les impôts, a indiqué mercredi le ministre Carlos Leitão.

À l'entrée du Conseil des ministres, le ministre des Finances s'est réjoui du «surplus substantiel» dégagé par le gouvernement du Québec en 2015-2016. Il appelle à utiliser le chiffre de 1,8 milliard $ avec prudence car de nouvelles données des réseaux de la santé et de l'éducation risquent de faire varier le montant.

Lors de la campagne électorale de 2014, le chef libéral Philippe Couillard s'est engagé à ce que les surplus servent à moitié en réduction d'impôt aux contribuables et à moitié à la réduction de la dette.

«On a déjà fait un peu ça en devançant l'élimination de la taxe santé, a commenté le ministre Leitão. Et, s'il y a d'autres mesures de ce genre à faire dans le prochain budget, on le fera.»

Chaque année, Québec doit verser une contribution déterminée au Fonds des générations, qui fait contrepoids à sa dette. Si des surplus demeurent, la Loi sur l'équilibre budgétaire prévoit qu'une réserve de stabilisation est mise sur pied. Mais le gouvernement n'a pas l'obligation de consacrer l'ensemble de la somme à la dette, considère-t-on au cabinet du ministre.

«Généralement, c'est l'option lorsqu'il y a un surplus à la fin de l'année fiscale, a affirmé M. Leitão. Il va dans le paiement de la dette. [...] On prendra en considération le surplus [à l'automne] lors de la préparation du prochain budget. On verra si on réduit les impôts davantage ou pas, si on dépense plus ou pas.»

«Il n'y a pas eu d'austérité toxique»

Le surplus accumulé démontre que l'économie du Québec est forte et que le gouvernement a bien géré ses dépenses, analyse le ministre. «Il n'y a pas eu d'austérité toxique», a-t-il clamé.

M. Leitão rejette la possibilité qu'un trop grand effort ait été demandé aux réseaux de la santé ou de l'éducation. À ce sujet, il s'étonne que, pour des règles budgétaires similaires, certains établissements publics se tirent mieux d'affaire que d'autres. 

«Il y a une question de qualité de gestion au niveau local sur laquelle il faut continuer toujours de travailler pour atteindre les meilleurs résultats», a affirmé le ministre des Finances. 

Son collègue de la Santé, Gaétan Barrette, se dit déjà à pied d'oeuvre pour obtenir de l'argent pour des interventions «ciblées» dans le réseau de la santé. «Il y a une chose qui est certaine, c'est que les prochaines marges que nous allons dégager vont être utilisées en éducation et particulièrement en santé, a-t-il affirmé. Je suis actuellement littéralement au travail pour déterminer les mesures précises sur lesquelles nous allons agir pour corriger certains écueils dans le réseau. Elles vont nécessiter des investissements.»

Il n'est toutefois pas question de revenir sur les compressions de 242 millions $ imposées aux établissements de santé pour 2016-2017, a indiqué M. Barrette.

À la Coalition avenir Québec, le porte-parole en matière de finances, François Bonnardel, croit que le gouvernement Couillard n'en a pas fait assez pour stimuler la croissance économique. «Je pense que le gros combat du gouvernement, c'est de relancer l'économie et de redonner de l'oxygène aux Québécois», a affirmé M. Bonnardel.

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