Brexit: «On est toujours plus forts unis que désunis», dit Christine St-Pierre

Selon la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre,... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Selon la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, le Parti québécois nage en pleine contradiction concernant l'Écosse. «Les péquistes appuient la démarche de l'Écosse, alors que l'Écosse veut rester dans l'Union européenne».

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(Québec) «On est toujours plus forts unis que désunis», déclare la ministre des Relations internationales du Québec, Christine St-Pierre, en commentant le Brexit. Elle demande au Parti québécois et à la Coalition avenir Québec de ne pas chercher à récupérer ce vote.

On voit à quel point la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, votée à 52 % jeudi dernier, «crée de l'incertitude non seulement sur les marchés, mais dans la population en général», affirme la ministre en entrevue avec Le Soleil.

«On voit ce que ça donne, ce genre de déchirements», enchaîne-t-elle, non sans songer à la volonté des souverainistes québécois de pouvoir un jour dire au revoir au reste du Canada.

Cette incertitude secouant le continent européen aura cours pendant longtemps, fait-elle aussi remarquer, puisque les nouveaux arrangements que devront négocier le Royaume-Uni et l'Union européenne mettront du temps à aboutir.

À terme, observent des spécialistes, le Royaume-Uni pourrait ne plus être lié juridiquement à l'Union européenne, mais il est vraisemblable que les accords que les deux entités finiront par négocier aboutissent à un résultat pas si loin de la réalité actuelle. Ils rappellent que, déjà, le Royaume-Uni n'a pas adopté l'euro comme monnaie et qu'il n'est que partiellement membre de Schengen, un espace de complète libre circulation des personnes.

«Populisme» et «récupération»

Christine St-Pierre accuse la Coalition avenir Québec de faire du «populisme» avec le Brexit. Elle relève que le chef caquiste, François Legault, a dit que le résultat référendaire témoigne de l'échec du multiculturalisme.

La ministre soupçonne le Parti québécois, de son côté, d'être dans la «récupération» politique, de chercher à récupérer ce vote à l'avantage de l'option indépendantiste.

À Alexandre Cloutier, candidat à la direction du Parti québécois, qui a noté que tous les leaders du monde, y compris Justin Trudeau, ont reconnu «le résultat du vote de 51,9 %», Christine St-Pierre rétorque qu'une «victoire ne veut pas dire un mandat fort» pour négocier la suite des choses.

Tout dépend de l'ampleur de cette victoire, insiste-t-elle. «On ne peut pas dire "50 % plus un", et croire que tout va se faire magiquement et que ça va être très, très facile.»

Pour Mme St-Pierre, le Parti québécois nage en outre en pleine contradiction. «Les péquistes appuient la démarche de l'Écosse, alors que l'Écosse veut rester dans l'Union européenne, raille-t-elle. Ils applaudissent au référendum en disant que 52 %, c'est une victoire. En même temps, ils appuient l'Écosse, qui elle veut rester dans l'Union européenne.»

Au cours de l'entretien, la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie est revenue plus d'une fois sur le fait qu'il convient de sauver l'accord de libre-échange canado-européen.

«Il faut multiplier les efforts pour que l'accord de libre-échange Canada-Union européenne soit ratifié malgré ces bouleversements. C'est fondamental pour nous, pour le Québec et pour le Canada, et pour les Européens aussi.»

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